Weblog "bullshit-free" garanti sans bisphénols ;) - Dernière mise à jour : 10/12/2019 - 13:41.

[HOMENEW WEBLOGOLD BLOG (archives WP)FORUMFbk CEETSFbk DMCEETSPartenaires]

Weblog.

(Fait à la main. En HTML et avec amour.)

Vous y trouverez tous les trucs digne d'intérêt que je ferai / publierai. Si jamais j'en oublie, merci de gueuler un coup par mail, ça m'aidera. Vraiment.


Index des articles par ordre chronologie inverse (les annonces et autres merdouilles d'autopromotion ne sont pas indexées) :

* Préparation physique générale 2020 - 10 décembre 2019
* On ne pourra pas être vraiment écolos [...] - 9 décembre 2019
* On va tous mourir - 3 décembre 2019
* L'effondrement intellectuel - 2 décembre 2019


10 décembre 2019

Préparation physique générale 2020

Soulevé de terre

Ok. On me pose pas mal de questions, comme chaque fin d'année, sur ma préparation physique générale et mes méthodes. Je prends un petit temps pour répondre de manière groupée ici, histoire de gagner du temps.

Évidemment, aucun entraînement n'a de sens sans objectifs, alors je vais commencer par là. Mon but, dans cette histoire de préparation physique générale pour la survie, c'est évidemment toujours le même : "être un bon 4x4". Autrement dit, pouvoir fonctionner tout le temps, y compris en mode dégradé (manque de sommeil, le ventre vide, etc.). Non pas être au top du top à un moment donné (comme pour une compétition), mais être tout le temps dans une condition physique suffisante pour gérer une urgence et, globalement, me sentir bien et vivre longtemps si possible.

Mes gros points faibles à moi, du fait de mon morphotype, sont faciles à identifier : c'est la respiration et le VO2Max. Je suis naturellement massif et bien enrobé. Je stocke facilement du gras et du muscle. J'ai rarement froid, et c'est rare que la force me manque pour faire un truc. Ce qui me manque, c'est la mobilité et le cardio, en gros. Du coup je priorise ça, d'autant qu'après un an et demi sans stress à vivre avec Aurélie et à prendre l'apéro trop souvent, j'ai pris un peu du bide (c'est les kilos du bonheur, oui, je sais ! <3).

Du coup mes objectifs à moyen/long terme sont simples :

  • Redescendre sous les 115kg (rigolez pas, à 105kg j'ai froid et j'ai des veines moches partout comme les bodybuilders) ;
  • maintenir ou développer ma force absolue (mon critère pour l'évaluer sera le soulevé de terre) ;
  • augmenter mon rapport puissance/poids (mon critère pour l'évaluer sera la traction stricte) ;
  • développer ma VO2Max (qui peut facilement être améliorée) ;
  • maintenir ou développer ma capacité à puiser dans mes réserves (pour ça je suis déjà pas mauvais grâce au jeûne intermittent et au régime cétogène mais j'aimerais augmenter encore ma capacité à faire de la haute intensité en cétose, et ça s'entraîne).

Côté bouffe, évidemment c'est toujours mon mix de jeûne intermittent et de régime cétogène. En gros je bouffe à partir de 15h ou 16h seulement, et mon dernier repas est terminé avant 20h. Et je réduis énormément les féculents, je ne mange jamais de sucre, et je réduis l'apéro aussi, ça aide :)

Mon programme, de fait, est assez simple, parce qu'il existe des outils géniaux, aujourd'hui, qui bossent ça spécifiquement. Désolé, ça va ressembler à une grosse pub pour Strongfirst mais j'ai juste pas trouvé mieux pour le moment, pour mon cahier des charges à moi.

Lundi : "The quick and the dead". Si ≦ 60 reps --> quelques "simples" de SDT ou "ladders" de tractions strictes (tels qu'expliqués dans "Return of the Kettlebell". En gros ça consiste à faire plein de petites séries croissantes de tractions : 1,2,3,4,5 et on recommence la série de séries entre 3 et 5 fois).

Mardi : Selon le niveau d'énergie et l'envie, soit "Simple et sinistre", soit simplement je prends mon sac à dos et je pars marcher le temps que j'ai envie, à un rythme zen. Je balade simplement pour me faire plaisir (15 minutes ou 5h, hein, pas de règles).

Mercredi : pareil que lundi. J'utilise le système de dé décrit dans le bouquin pour déterminer si je fais les snatches ou les swings+pompes, et de quelle manière, et combien. Et de fait ça détermine si je fais du SDT ou des tractions en plus aussi.

Jeudi : comme mardi. Soit S+S, soit balade.

Vendredi : comme lundi et mercredi.

Samedi : repos et journée off de jeûne intermittent. En gros je glande et je bouffe ce que je veux.

Dimanche : repos (mais jeûne intermittent).

Au niveau respiratoire, tous les jours je fais évidemment ma cohérence cardiaque et j'ai ajouté récemment un petit exercice de respiration avec une paille qui fait des merveilles. Je vous en dirai plus quand j'aurai testé un peu plus longtemps (encore un truc Russe, ouais, mais celui-ci vient du Systema.

Pour le reste, je bosse ma mobilité au besoin un peu tous les jours, au besoin, en me basant sur un mix du travail incontournable de Kelly Starrett -- MobilityWod -- (un incontournable, traduit en Français : "Become a Supple Leopard") et de Thomas Myers" (Anatomy Trains, traduit en Français aussi).

Voilà. Et donc, en clair, je ne me fais pas mal. L'idée générale c'est d'en faire moins mais de le faire mieux, parce que j'ai pas que ça à foutre, hein. Et en peu de temps, chaque jour, je me maintiens dans une très bonne condition physique, pour un obèse asthmatique de bientôt 45 ans ;)

David -- [ mailfbinsta ]


9 décembre 2019

On ne pourra pas être vraiment écolos sans changer de mode de vie...

bus VW

Petit coup de gueule aujourd'hui contre un phénomène qui commence à sérieusement me brouter : les ayatollahs du bio qui s'imaginent -- à grands renforts de jugements et de condescendance -- qu'ils n'ont "presque pas d'impact" sur le biotope, et que ça leur achète le droit de faire la morale aux autres.

Je roule en 4x4. De fait, ça fait de moi un être profondément louche, aux yeux de nombreux Khmers verts qui aimeraient bien me mettre au pas. Alors l'autre jour, dans un café mal famé de Crest où rôde l'intelligentsia écolo Drômoise, je me suis fait prendre à parti par un type qui s'était visiblement mis en tête de faire ma rééducation.

-- "Toi, franchement, t'as pas de quoi être fier, de toute manière, le mec qui roule en 4x4 et qui se prétend écolo..."

J'ai souri. J'ai souri pour lui montrer mes canines à cran d'arrêt, hein. Et j'ai commencé à poser des questions.

-- "Toi, t'as une voiture électrique, c'est juste ?"

-- "Oui."

-- "Et t'es à fond contre le nucléaire."

-- "Évidemment."

-- "OK. Mais tu roules quand-même au nucléaire, du coup ?"

-- "C'est un peu facile de souligner des contradictions comme ça alors qu'on roule en 4x4" a-t-il ajouté avec un air mi-amusé, mi-dédaigneux.

-- "C'est sûr, sauf que mon 4x4 consomme 6,8L au 100, déjà. Et que ce modèle-là, précisément, est l'un des plus fiables et des plus durables qui se font dans ce genre de fourchette de consommation."

-- "Je vois pas le rapport !"

-- "Évidemment, que tu ne vois pas le rapport, sinon tu ne roulerais pas en voiture élecrtique."

À ce moment là de l'histoire, mon interlocuteur monte en pression, et ses potes à la table à côté ont l'élan -- bien primitif et bien lisible -- de me lyncher pour faire un exemple... mais ils n'osent pas, à moitié par peur, à moitié parce que ça ne serait pas conforme à leurs prétentions spirituelles.

-- "Et bien sûr toi, tu n'auras jamais d'accident avec ta petite merveille électrique, hein. C'est juste ?"

-- "C'est quoi le rapport avec les accidents ?"

-- "Simple : dans ta caisse électrique, il y a environ 250kg de pack de batteries au lithium. Tu sais ce que ça fait quand on défonce une batterie au lithium et qu'elle rentre en court-circuit ?"

-- "... non ?"

-- "Ben en fait les sels de lithium qui sont dedans, autour de 75°C, ils commencent à s'emballer et ça crée une réaction exothermique assez forte pour que ça ressemble à une explosion. Le moindre court-circuit local et ça pète. Et la fumée qui sort de ça, c'est de l'acide fluorhydrique."

A ce moment là, le gars a reculé un peu sur sa chaise, il a ouvert la bouche et il l'a refermée. J'ai enchaîné.

-- "Et sinon en termes géopolitiques, les terres rares, l'uranium, le lithium et toute la magnifique chimie qui font que ta voiture peut se charger, c'est pas mieux que le reste, hein. Et on ne va pas parler de la durée de vie des batteries, ni de celle de ton véhicule au complet... ça a un coût écologique aussi de construire une voiture."

Je pense que s'il avait eu les moyens de me casser le nez, à ce moment là, il aurait probablement tenté sa chance. Et j'ai terminé d'enfoncer le clou :

-- "Peu importe comment on tourne le problème, on ne peut pas faire 60km par jour sans polluer, hein. Et de faire venir des oranges bio d'Espagne, ou du café bio de Bolivie, c'est à peu près pareil que de foutre un coup de peinture sur un putain de mur fissuré."

Je vous fais grâce de la fin de la discussion, qui était bourrée de mauvaise foi, d'arguments d'autorité et de tentatives d'intimidation basées sur l'exclusion sociale. Comme si j'en avais quoi que ce soit à foutre d'être pote avec ces gens-là.

Alors ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, svp. Je mange bio aussi. Et je choisis des marques et des produits les plus éthiques possible au vu de mon budget. Je le fais par conviction, pour plusieurs raisons : d'abord écologiques, ensuite humanistes (parce que oui, de réduire le nombre d'intermédiaires,de favoriser les circuits les plus courts possibles, et d'opter pour des entreprises qui en ont quelque chose à foutre des humains qui bossent avec eux, ça aide un peu). Mais je ne me voile pas la face. Tant que je ferai 35000km et plus par an avec mon véhicule, j'aurai un impact énormissime, en termes d'émissions de CO2 et de bordel foutu dans plein pays pour que mon pétrole arrive jusqu'à mon Rav4.

De fait, pour aller vraiment dans le sens de mes convictions écologiques, ce qui serait logique ça serait d'habiter dans un centre urbain un peu plus important et à proximité de l'école, où je pourrais tout faire à pied, et où on mutualiserait (via des trains et des camions) mon approvisionnement. Eh oui. Vivre en ville, en gros, c'est probablement plus écolo que de vivre à la campagne comme je le fais, en devant prendre la voiture pour tout. Sauf que non, je ne suis pas prêt à me coltiner tous les jours 100 000 homo sapiens de qualité variable pour sauver la planète.

Et j'assume.

Partant de ce constat là, je fais les choix les moins pires possibles, avec les infos que j'ai, pour avoir un impact humain et écologique correct, sans devenir con. Mais je suis obligé d'être honnête, si je voulais vraiment être écolo, je ne pourrais pas vivre comme je le fais actuellement. Et les premiers trucs à changer seraient d'ordre énergétique, et donc thermique :

  • ne plus chauffer ma maison, ou alors avoir une maison qui ne doit pas être chauffée -- solaire passive par exemple.
  • Me rapprocher de l'école des mioches, et faire moins de KM toutes les semaines (je bosse déjà essentiellement à domicile).
  • Manger uniquement bio, local et surtout paysan. Je fais déjà ça, a fortiori pour la viande et les légumes. Mais j'achète encore des trucs qui viennent de loin, j'avoue.
  • Et ne plus utiliser les réseaux sociaux pour vous parler (d'ailleurs je fais ce blog à la main pour des raisons -- entre autres -- écologiques).

Comment est-ce que je gère ce paradoxe, du coup ? Comme tous les autres : en essayant d'élargir ma vision des choses. Contrairement à l'autre khmer vert qui roule en voiture électrique, qui part en voyage à l'étranger 10 à 12 fois par en en avion, et qui me traite de meurtrier parce que je mange de la viande... Comme si son soja importé d'asie et boulli à coup de plastique fondu ne tuait rien ni personne.

[Note : un ami Facebook -- salut François -- m'indique que le soja importé d'Asie sert essentiellement à nourrir le bétail, mon argument ne tient pas, du coup, merci à lui pour cette précision.]

Bref, pour résumer l'idée générale de cet article : si on veut vraiment réduire son empreinte écologique, il faut commencer par changer les choses qui ont le plus gros impact, plutôt que de faire la morale aux autres avec des arguments à l'emporte-pièce, construits sur des bases essentiellement idéologiques ou esthétiques.

David -- [ mailfbinsta ]


7 décembre 2019

Les stages où il y a encore des places

Les stages avec Aurélie et moi où vous pouvez encore vous inscrire (ça se passe près de Saou, dans la Drôme) :

* Stage Tribu 2.0 du du 24 au 28 juin 2020
* Stage 5% du 13 au 17 mai 2020 --> COMPLET !
* Stage antifragile du 18 au 22 mars 2020

David -- [ mailfbinsta ]


3 décembre 2019

On va tous mourir

OK. Imaginez que vous avez un pote qui vend des super véhicules tout-terrain. Genre des super 4x4, super solides, qui peuvent aller partout. Les écolo, vous avez le droit d'imaginer qu'ils ne consomment presque pas et même qu'ils roulent au prana si vous voulez. On s'en fout, c'est ma métaphore, mais vous inventez ce que vous voulez pour que le véhicule vous plaise. Vous pouvez même remplacer le 4X4 par un véhicule qui vous plaît mieux, hein. Chuis pas chiant.

Vous le voyez le véhicule super cool de vos rêves ? Ca peut être une Ferrarri, ça peut être une voiture électrique, une moto, peu importe.

Imaginez que votre pote, concessionnaire de ce véhicule de vos rêves, donc, vient vous voir, et vous dit "cette série de véhicule là va être rappelée par le constructeur, et celle là, d'ici pas longtemps, elle va être détruite". Et là, il vous dit ce truc de dingue : "Je te la prête, tu en fais ce que tu veux. Juste, à un moment, faudra que tu me la ramènes pour qu'elle soit détruite. C'est cadeau. Juste parce que je te kiff."

En clair vous avez le véhicule de vos rêves gratuit, pour une durée indéterminée. Le seul truc, c'est qu'à la fin (dans 3 mois, 6 mois, un an, 15 ans, vous ne savez pas) vous allez devoir le rendre.

Le deal est plutôt bon, non ?

Alors maintenant j'ai une question : on est d'accord que ce super véhicule, vous allez l'utiliser, pas vrai? Vous allez essayer de faire en sorte de ne pas le ruiner tout de suite, mais comme vous l'avez pour un moment potentiellement assez court, vous allez avoir envie de le tester, de jouer avec, de faire des trucs chouettes que vous ne pourriez pas faire sans lui, peut-être. En tout cas, vous n'allez probablement pas le laisser prendre la poussière dans un garage sans vous en servir... ça serait un peu bête de ne pas en profiter, juste ?

Ok.

Alors notre corps, c'est exactement pareil. Il nous est, quelque-part, prêté. Et tellement, tellement de gens n'osent pas l'utiliser, comme s'ils avaient le devoir de le restituer en parfait état à la fin.

C'est pas une voiture de location, le machin, les gars ! Personne ne va vous disputer si au moment de la rendre, y'a un rayure sur le pare-choc ou qu'il est un peu sale !

Combien de temps est-ce que vous allez ne pas oser rouler avec le véhicule qui, de toute manière, va être détruit à la fin ? Pourquoi vous le laissez au garage ? Vous espérez qu'en le laissant au garage vous allez devoir le rendre moins vite ? Que quelqu'un va l'oublier ?

Evidemment, si vous l'abimez trop, vous pourrez rouler moins longtemps avec, question de juste-milieu hein. Mais merde, quoi. Je vois plein de gens qui vivent leur vie comme si le but c'était de ne jamais mourir. Ils s'empêchent de vivre de peut de crever.

Ca va pas marcher, les gars. Et d'ici peu, il faut profiter du temps qu'il vous reste...

Pour moi, la vraie, vraie honte, ça serait d'arriver à la mort avec un véhicule tout neuf qui est resté au garage tout du long.

Tic, tac, tic, tac...

David -- [ mailfbinsta ]


2 décembre 2019

L'effondrement intellectuel.

"L'effondrement, c'est comme le terrorisme, ça nourrit plus de gens que ça n'en tue".
- Anonyme.

dumb assAlors ok. Vous allez me dire que le climat se dérègle, que les Etats sont en faillite, que la grogne monte un peu partout, que les gilets jaunes perdent des yeux et des mains, et que nos démocraties battent de l'aile. Vous allez aussi me dire que la biodiversité se réduit. Que les méchants industriels s'en tapent. Que tout ça.

Et je ne vais pas vous donner tort, évidemment. C'est globalement vrai. Mais il y a bien pire. Vraiment, vraiment pire. Il y a un truc qui me semble être à la racine de tout ça. Qui rend tout ça possible.

On est en train de devenir bêtes.

Et c'est pas un problème de "hardware" hein. C'est -- et là je présente mon hypothèse -- qu'on n'utilise plus assez, et plus correctement nos cerveaux. De nos jours, alors que nous avons tous au fond de la poche accès à des quantités d'informations (de qualité variable) pharamineuses, dans ce monde où nous n'avons que l'embarras du choix dans les sources de connaissances où nous pouvons allez piocher, nous nous contentons tous, plus ou moins, d'une paresse intellectuelle et d'une médiocrité de la pensée qui confine au sublime.

Alors que nos biotopes sont mis à mal, alors que nos enfants sont éduqués par des gens mal dans leur peau qui sont le plus souvent incapables d'accorder un participe passé correctement, alors que le tissus social s'effrite et que les gens perdent confiance dans les institutions, alors que -- en gros -- tout part en couille... nous nous demandons encore si machin va liker notre selfie ou pas. Nous passons encore notre temps et notre énergie à glander sur les réseaux sociaux et à regarder des vidéos de chatons, de bagarre ou à relayer des rumeurs toxiques (fausses, inutiles et généralement nocives) sans les vérifier, avec comme préoccupation première le fait de ne pas être aussi naïf que le voisin, ou d'être le premier à révéler de grandes vérités cachées, le tout grâce à notre incroyable sagacité...

Pourtant, on est loin d'être cons, en théorie.

En théorie.

Un des profs de mon père, il y a 60 ans, disait qu'il s'inquiétait de voir que les médecins, pendant leurs études, n'étaient plus systématiquement obligés de faire du latin. Non pas que le latin soit une langue particulièrement indispensable... mais selon lui, l'exercice mental de sécher pendant des heures sur des versions latines est -- et non, on ne va pas se mentir, c'est vraiment chiant ! -- un excellent entraînement cérébral, et un bon test d'opiniâtreté.

Il disait "un médecin qui n'a pas passé des soirées entières à se casser les dents sur des versions latines, j'aurais beaucoup de mal à lui confier ma santé". Ca semble un peu archaïque, comme raisonnement, mais ça me semble quand-même plutôt tenir la route.

J'ai beaucoup de choses à reprocher à mon père, mais il m'a tout de même transmis quelque chose de terriblement précieux : il m'a appris à penser. Pas seulement à penser par moi-même, non. "Penser par moi-même" c'était la base. C'était la phase "avec les petites roulettes" de mon éducation à la pensée. Il m'a appris à penser de manière précise et efficiente. A traquer mes erreurs de logique, les biais, les a-priori, les manières innombrables dont l'émotionnel biaise les perceptions et la raison. Il m'a fait comprendre qu'avec des prémisses pourries, un raisonnement ne peut jamais être bon. Il m'a appris à repérer les sophismes, les truismes, et les syllogismes de merde (pléonasme). Il m'a fait comprendre que le fait qu'une chose soit fausse le signifie pas automatiquement que son opposé soit automatiquement vrai. Il m'a enseigné à penser comme on m'a aussi enseigné à pister : à fuir les tautologies, et à me rebeller contre les arguments d'autorité. Etc. Etc. Etc.

Je vais être franc, hein. Ca m'a pourri la vie.

Parce que oui, la rigueur intellectuelle, elle a vraiment un prix. Mais putain-de-bordel-à-culs, ce prix, c'est celui de la liberté ! Alors oui, penser, ça demande un effort. Ca demande un entraînement. Ca demande du courage. Ca implique des responsabilités... un peu comme un flingue.

On ne peut pas interdire aux gens de penser, et encore moins leur interdire de penser correctement. Par contre on peut les priver de la méthode (avec des profs de merde). Et on peut les occuper à autre chose (avec du stress, de la désinformation, et du bruit).

Je pense que l'effondrement le plus urgent, celui dont nous devrions nous occuper, et celui sur lequel nous avons prise, aujourd'hui, il est intellectuel.

REAPPRENEZ A PENSER D'UNE MANIERE QUI VOUS PERMETTE D'ATTEINDRE VOS OBJECTIFS.

Quelques pistes pour optimiser sa pensée :

Trouver des informations fiables comme matériel de base à mettre dans la moulinette. Une maison posée sur de la merde, et sans fondation, va vite devenir bancale et se fissurer. De même, de poser un raisonnement ou une réflexion sur des informations fausses, ça ne peut pas donner autre chose qu'un "output" faux. Shit in --> shit out. Apprenez à douter de vos sources, à les comparer, à les croiser, à les remettre en question systématiquement. Et faites du "fact checking" dès que vous pouvez. Et "sourcez" : demandez d'où viennent les infos, allez lire les articles, les sources, et le matériel brut. C'est long, mais c'est libérateur, aussi.

Voir les choses en face. Il vaut mieux être frappé par la vérité qu'embrassé par le mensonge (proverbe Russe). On a très souvent tendance à filtrer les informations trop dérangeantes ou simplement trop étrangères à notre "champ des possibles". En acceptant de ne pas comprendre, en acceptant de dire "je ne sais pas", on s'entraîne petit à petit à faire de la place à l'inconnu, et à ce qui nous dérange.

Tous les points de vues et toutes les opinions ne se valent pas. Surtout pas quand on les présente comme des vérités. Si on les présente comme des opinions ou des hypothèses, passe encore. Mais ça n'a pas plus d'utilité concrète que de dire "regardez mon joli dessin" ou "admirez ma créativité". N'importe qui peut créer une jolie opinion de toute pièce. Elle peut même être élégante, ou être compatible avec votre idéologie ou votre humeur du moment. Mais elle n'est pas vraie pour autant.

Rien n'est vrai (et surtout pas pour toujours). On n'a simplement pas encore réussi à prouver que c'est faux. Mais en attendant mieux, on peut se contenter d'un état des connaissances imparfait s'il fonctionne pour atteindre nos objectifs. Et de fait on fait semblant que c'est vrai, en sachant que c'est un peu incertain, et avec les précautions que ça implique. Dans un bon raisonnement, on ne cherche pas à prouver qu'on a raison. On cherche à voir où on s'est trompé, et comment on a tort. Nuance importante.

L'objectivité n'existe pas. On est toujours biaisés, orientés, subjectifs, limités... mais on a quand-même le droit de faire de son mieux pour être honnête.

Les hypothèses qui ne font pas appel à trop de créativité sont plus souvent les bonnes (une variante à moi du rasoir d'Occkham). En gros, plus on doit inventer des trucs pour qu'une hypothèse puisse coller, plus c'est de la merde, en général. Et les hypothèses les plus simples sont bien souvent les meilleures.

Les choses ne sont pas binaires. Même si notre perception immédiate dinstingue les choses par contraste entre deux trucs, ça ne veut pas dire que la réalité se résume à ça. Parce que quelqu'un a tort ne signifie pas que j'aie raison quand je le contredis, par exemple. Et évidemment, si on met un blond norvégien avec très peu de pigmentation à côté d'un africain à la peau ultra-pigmentée, on peut distinguer un "blanc" et un "noir". Mais dans les faits, si posait toute l'humanité devant nous en classant tout le monde du plus clair au plus foncé, on serait bien emmerdé pour poser une limite honnête entre les blancs et les noirs. Et le gars, un millipoil plus clair que son voisin, serait bien étonné de se faire dire que son voisin est noir, et que lui il est blanc. Bref, on fait des catégories parce que ça permet de faire des raccourcis. Et ça peut être utile dans certains cas. Mais il faut garder à l'esprit que ce sont des raccourcis, hein. Et surtout, ne pas poser de décisions trop irréversibles sur cette base-là.

Entre "vrai" et "faux" il y a tout un tas de nuances. Mais on peut a minima y trouver "vrai et faux" (genre le chat de Schrödinger qui est mort ET vivant), et "ni vrai ni faux" (comme dans "ne s'applique pas"). Bref, de comprendre que le degré de fiabilité d'une information est une chose faite de nuances permet de voir les choses plus finement. Et permet plus d'humilité, de remise en question, et d'ouverture.

Les décibels ne sont pas des arguments. J'ai piqué cette formule au père de Mathias, moniteur au CEETS. Je le cite souvent, ce monsieur, même si je ne l'ai jamais rencontré. Mais en gros, si on crie plus fort, qu'on fait plus peur, ou qu'on a plus d'autorité, ça ne nous donne pas raison pour autant. Les arguments d'autorité me semblent être une spécialité couramment pratiquée dans les institutions françaises. Que ça ait lieu dans l'armée où, par définition, le boulot nécessite un niveau d'obéissance important, passe encore. Mais quand ça a lieu dans les facs ou les labos de recherche, j'avoue que ça me désespère.

David -- [ mailfbinsta ]


19 novembre 2019

Quelques stages mis en ligne

David -- [ mailfbinsta ]


Article sur Aurélie et moi dans Yggdrasil

On s'est régalés à papoter avec Pablo. Interview intéressante et questions intelligentes :)

Vous trouverez un petit portrait des deux et un peu une idée de comment on peut faire de l'effondrement un tremplin vers des trucs mieux ;)

Pour vous abonner :)

 

David -- [ mailfbinsta ]


20 septembre 2019

Formulaires d'inscription en ligne !

* Stage Tribu 2.0 du du 24 au 28 juin 2020
* Stage 5% du 13 au 17 mai 2020
* Stage antifragile du 18 au 22 mars 2020

David -- [ mailfbinsta ]


25 juillet 2019

Mise en ligne du formulaire pour le prochain stage Antifragile

Du 13 au 17 novembre, chez nous, dans la Drôme, on envoie un stage Antifragile. Aurélie est en train de refaire le site de 3volution de fond en comble, et elle a refait la page du site qui parle de ce stage, d'ailleurs. L'objectif général de ce stage est de développer sa capacité à profiter de l'adversité et à grandir à travers elle.

Vous trouverez donc les infos et le formulaire d'inscription (lien direct) ici : https://www.3volution.fr/le-stage-antifragile/

David -- [ mailfbinsta ]


24 juin 2019

Sortie de trois nouveaux manuels de (sur)vie chez Amphora !

Après le manuel de (sur)vie en milieu naturel, qui sert de tronc commun, je publie avec respectivement Guillaume Mussard (forêt), Julien Imbert (grand froid) et Chris Cotard (montagne), trois manuel de survie qui se veulent être des compléments, par biotope, au premier opus.

Les trois sont des "classiques instantanés" et se vendent comme des petits pains ! :)

David -- [ mailfbinsta ]


13 juin 2019

Je continue d'avancer dans la rédaction de "Où est passée ma tribu ?", la suite à mon premier bouquin en PDF.

Ca avance vite et bien, et ça remue plein de trucs. C'est un bouquin pour préparer l'avenir. Parution avant la fin du mois. Stay tuned :)

David -- [ mailfbinsta ]


12 juin 2019

Chronique de l'ours des bois, de Carnets d'aventures #56 en kiosques : Camoufler son bivouac.

Dans ce numéro j'explique un peu mes vieux trucs pour bivouaquer de manière discrète, non pas pour échapper à la loi mais bien pour pouvoir bivouaquer dans les zones où c'est autorisé sans être dérangé.

Abonnez-vous, ce magazine donne des fourmis dans les pattes :)

David -- [ mailfbinsta ]


11 juin 2019

Mise en pré-commande de mes trois nouveaux manuels de survie sur le shop du CEETS.

Avec Guillaume Mussard, Chris Cotard et Julien Imbert on vous a pondu trois manuels, précisant les techniques les plus utiles par biotope, pour compléter le premier Manuel de (sur)vie en milieu naturel paru en 2016. Ce sont donc les manuels de (sur)vie Forêt, Montagne et Grand Froid qui voient le jour. Ils sont actuellement en impression. Ils sont dispos dédicacés (seulement par moi, pour les co-auteurs il faudra ller en stage avec eux !), en pré-commande, sur notre shop.

 

David -- [ mailfbinsta ]


10 juin 2019

Publication d'une première rubrique dans "Outside.fr"

"Mission survie" va être le titre de ma rubrique (pour le moment avec une périodicité de deux rubriques par mois). Pour le premier numéro : "Comment les gens meurent dans la nature". Je suis super heureux de pouvoir contribuer à ce magazine qui est une référence dans le domaine des sports et de la culture "outdoor" aux USA.

 

David -- [ mailfbinsta ]


9 juin 2019

Ouverture d'un stage 5% dans la Drôme du 16 au 20 octobre

Le concept de ce stage est de former des citoyens à être les premiers intervenants, les piliers qui pourront structurer la réaction des gens autour d'eux en cas de crise, quelle qu'elle soit. Que ça soit une fusillade, un glissement de terrain, un tsunami ou un accident de la route, ce stage vous apportera des outils concrets pour réagir, mais aussi pour mettre en place une coopération efficace dans l'instant, et transmettre vos connaissances en amont, ou après l'impact (module pédagogie). Ne traînez pas, les places partent vite.

Pour les pressés : le lien direct vers le formulaire de demande d'inscription :)

 

David -- [ mailfbinsta ]


9 juin 2019

Nouvelle chronique autonomie nature

Outside.frDébut d'une collaboration -- que je sens que je vais adorer -- avec le magazine Outside.fr :)

J'y suis allé au bagou, sur ce coup là. J'ai appris leur existence parce qu'une de leurs journalistes m'a contacté pour faire un article sur les stages de survie. En voyant que les sujets qu'ils publiaient étaient très proches de mes délires et de mes centres d'intérêt, j'ai pris contact avec la rédaction en proposant mes services pour lancer une rubrique "autonomie nature". Et voilà. Qui ose gagne, comme on dit.

Je suis super content de pouvoir contribuer à ce magazine, en plus de Carnets d'aventure, avec qui je continue, évidemment !

Publication du premier article la semaine prochaine. Stay tuned !

 

David -- [ mailfbinsta ]


9 juin 2019

Début du weblog

C'est quoi, un blog ? Ben en fait à l'origine c'est un web-log. Un log, c'est un journal empilé, en informatique, avec les dernières entrées en haut. L'idée, à l'origine, c'était juste de donner des nouvelles facilement au sujet d'un truc sans se faire chier. Du temps où les hommes étaient des hommes et savaient écrire en HTML et utiliser un FTP.

C'est simplissime, mais ça se perd.

Bref, j'ai envie de m'y remettre. À l'ancienne. Parce que j'aime bien ce concept de journal en ligne super sobre.

Ce "blog" sera donc juste une sorte d'aggrégation de liens, de trucs que je fais, de publications, de projets. Si vous voulez avoir une idée de "ce que je fais maintenant" ça sera ici. Je vais tâcher de l'entretenir régulièrement.

Vos feedbacks m'aideront à garder le lien avec cette page, et à l'entretenir vraiment.

 

David -- [ mailfbinsta ]


9 juin 2019

Effacement de plein de vieux trucs de merde. Tout cramer pour repartir sur des bases saines, comme dirait Léodagan.

 

David -- [ mailfbinsta ]


Nouvelle activité de formation / coaching / auto-hacking :

Avec ma chérie Aurélie, on lance un nouveau site / blog et des activités de formation visant à outiller les gens pour qu'ils reconquièrent leur liberté intérieure et extérieure.

A suivre sur http://www.3volution.fr :)

Sinon, plusieurs projets de livres pour 2019 et 2020, et une grosse, grosse surprise pour 2019, où le CEETS va se recentrer sur sa mission première, mais encore mieux, encore plus fort, et avec des projets énormes... Je ne "spoile" pas pour le moment, les annonces se feront bientôt ;)

Et sinon OUI, je continue toujours à donner des stages de survie au CEETS ! Non seulement je continue à former des moniteurs CEETS, mais je continue aussi à encadrer des stages de survie et à gérer la boîte.

 

[HOMENEW WEBLOGOLD BLOG (archives WP)FORUMFbk CEETSFbk DMCEETSPartenaires]