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Auteur Sujet: Problèmes de demoiselle : frotteurs et pervers chuchotteurs  (Lu 46296 fois)

16 mars 2014 à 21:27:00
Réponse #125

Cocoeau


Toute relation sexuelle non consentie (commise par "violence, menace, contrainte ou surprise" selon l'article 222-23 du code pénal) est un viol et peut donner lieu à une condamnation de l'agresseur, y compris au sein d'un couple (qu'il soit marié ou non).

Dans le cadre d'un couple on parle de viol conjugal. Un texte de loi de 2010 précise que l'acte sexuel forcé est un viol "quelle que soit la nature des relations existant entre l'agresseur et sa victime, y compris s'ils sont unis par les liens du mariage".

En revanche si le cas dont tu parles date d'avant 2010, je ne sais pas ce qu'il en est...

16 mars 2014 à 21:47:25
Réponse #126

sharky




Vef, tu fais une grosse erreur d interprétation.
Je te parle d un type qui a demandé une fois "gentiment" et la deuxième fois a maintenu sa femme  avec un main à la gorge et de l autre essayé de glisser son zguégue par la force dans sa femme. Avec les la gamine qui dormait à coté.
Désolé des mots crus mais c est ça un viol. On est loin du devoir conjugal.
Marié ou pas marié, je ne vois pas ce que ça change. Quand une femme du non et même surtout si elle dit non, il faut respecter ce choix. Même si ton orgueil de mâle dominant en prend un coup.
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

16 mars 2014 à 21:54:02
Réponse #127

Vef


Heu, oui, grosse erreur d'interprétation de ma part. J'étais parti sur le "devoir conjugal" qui n'a effectivement rien à voir avec ton exemple. Désolé :/

19 mars 2014 à 18:53:05
Réponse #128

Djeep


Allumez le feu :-)
Donnez un titre honorifique à un clampin et il se sentira l'âme d'un petit chef !

04 avril 2014 à 15:34:21
Réponse #129

Zoujo


Rémi Gaillard à dernièrement fait une caméra cachée nommée "Free Sex" ou il fait semblant d'avoir un rapport sexuel avec des filles dans la rue en jouant avec l'angle de la caméra...hilarant :glare:

Ce cher Gaillard se défend en affirmant que toutes les femmes de la vidéo on accepté la diffusion. j'estime quand même qu'il fallait leur demander la permission avant. et il ne parle surtout pas de celles qui ont refusées.

Banalisation du viol, bienvenu dans mon siècle.

Voici un lien d'une blogueuse qui lui répond   :up:.

http://unejeuneidiote.com/2014/04/01/mon-cher-remi/


You are not a beautiful and unique snowflake.  You are the same decaying organic matter as everyone else, and we are all part of the same compost pile.

04 avril 2014 à 16:15:07
Réponse #130

Djeep


Allumez le feu :-)
Donnez un titre honorifique à un clampin et il se sentira l'âme d'un petit chef !

06 avril 2014 à 20:17:16
Réponse #131

Kilbith


"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

07 avril 2014 à 17:50:38
Réponse #132

Nemorale



07 avril 2014 à 18:07:14
Réponse #133

Kilbith


L'article de l'indécise a été retiré : https://twitter.com/lindecise/status/452888783168749568


Oui c'est dommage de s'autocensurer sous la pression. Pourtant dans ce billet, il n'y avait rien de bien méchant.

En gros cette jeune femme rappelait que tous les hommes n'étaient pas de violeurs. Que c'était même une infime minorité. Et donc qu'être suivi par un homme ne voulait pas dire  ipso facto que l'on était en danger. Et que pour sa part, elle n'avait jamais eu de problèmes.

Tout au plus osait-elle rappeler qu'elle pouvait apprécier qu'un inconnu l'aborde (avec tact), qu'on remarque qu'elle ait fait des efforts sur sa tenue ou qu'on lui fasse un compliment bien tourné.

Visiblement des propos totalement irresponsables aux yeux de certain.  :closedeyes:
« Modifié: 07 avril 2014 à 18:12:36 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

07 avril 2014 à 18:47:08
Réponse #134

Phil67


Merci Kilbith pour ton lien : j'ai eu la chance de lire l'article hier soir avant qu'il ne soit retiré.

En effet, vraiment pas de quoi fouetter un chat et frappé au coin du bon sens. Un simple petit rappel de quelques évidence que j'avais déjà évoqué (de façon moins diplomatique et argumentée ;)) : http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,64416.msg507767.html#msg507767

Dans un sens il était même rassurant... jusqu'à ce que la dictature nauséabonde de la bien-pensance frappe encore en poussant à la pire des censures : l'auto-censure.

On vit une époque de plus en plus formidable pour la liberté d'expression ! :down:
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

07 avril 2014 à 19:15:03
Réponse #135

Kilbith


C'est seulement que j'ai lu le sujet avec attention (j'ai apprécié le site et la BD donné en lien par Némorale plus haut) et que j'ai donc demandé à ma femme si elle avait déjà été "agressée". Que ce soit dans la rue ou dans les transports en commun.

Elle m'a répondu : non.

En creusant, elle se souvenait bien de deux ou trois pénibles ou exhibitionniste honteux éconduits. D'un peu plus de sifflements, mais que dans l'ensemble les remarques étaient plutôt flatteuses.   

En creusant encore dans ses souvenirs :
Elle avait seulement entendu une copine de la gym qui lui avait dit qu'une copine s'était faite importuner dans les transports en commun par un "gros lourd insistant". Qu'un type était intervenu, comme il se doit, pour lui signifier qu'il dérangeait "la demoiselle" et que cela s'était terminé en pugilat où le malotru avait morflé. Un truc banal arrivé à une copine d'une copine.

D'un seul coup je me suis dis que ce n'était peut être pas si courant que ça. Ou que je vis dans un endroit très calme. :huh:
« Modifié: 07 avril 2014 à 19:24:49 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

08 avril 2014 à 11:48:43
Réponse #136

Nemorale


Franchement, c'est courant. Vraiment. Toutes mes amies/copines/collègues ont déjà été agressées (*). On ne parle entre nous que des cas qui dépassent la norme quotidienne.
Par exemple, parmi tant d'autres, je me souviens d'un type qui m'a abordée dans une rue sur un trottoir étroit, en me confirmant qu'il me suivait depuis 30 minutes. (La rue montait, impossible de courir pour le distancer et je l'entendais ahaner depuis 30 minutes, effectivement.)
Il voulait mon numéro/me revoir/etc. Ensuite, il voulait me raccompagner chez moi, et j'habitais la rue suivante.
Je rentrais du travail. La petite largeur de trottoir faisait qu'il était proche de moi, j'avais peur que devant mon refus il ne m'agresse physiquement, qu'il sorte par exemple un couteau. (Je suis paranoïaque mais cela m'était arrivé auparavant).
J'ai réussi à m'en débarrasser en rentrant dans le métro, en attendant un moment avant d'en ressortir pendant qu'il tournait le dos car il était resté sur place. Je me suis payée la bonne montée d'adrénaline.
C'était il y a 10 ans, ce n'était ni le premier, ni le dernier. Mais celui là, je l'ai raconté à mes amis. (Ah et je rentrais du travail, vous devinez donc que j'ai refait ce trajet de nombreuses fois avec le "risque" de retomber sur cette personne).
Je passe les commentaires d'hommes sur ma poitrine, par exemple une fois, à 13 ans, quand je traversais à un feu, ils étaient en voiture. Je n'ai pas trouvé cela flatteur du tout.

Et je prétends que cela m'est arrivé parce que je suis une femme.

Soit les femmes n'y prêtent plus attention ou le minimisent (les hommes qui te sifflent, te font des commentaires sur ta tenue), soit elles finissent par se protéger et éviter d'y être confronté au plus en adoptant des conduites de détournement.

(*)Pas au même niveau d'agression : pour moi un type qui te sort un commentaire sexuel (t'es bonne, ou sal*pe) en passant à côté de toi, c'est déjà une agression.

08 avril 2014 à 12:15:39
Réponse #137

Kilbith


Soit les femmes n'y prêtent plus attention ou le minimisent (les hommes qui te sifflent, te font des commentaires sur ta tenue), soit elles finissent par se protéger et éviter d'y être confronté au plus en adoptant des conduites de détournement.
Je me demandais...Pourrais-tu aussi concevoir que de nombreuses femmes/hommes trouvent cela flatteur dans la mesure où cela leur indique leur potentiel de séduction?

(Personnellement, que quelqu'un m'aborde dans un lieu public ne me gêne pas (ça m'est arrivé de recevoir des propositions explicites : homme ou femme), en revanche si je lui signifie que je ne souhaite pas aller plus avant, j'apprécie qu'il ou elle n'insiste pas outre mesure. On n'est pas dans un cas de raisonnement binaire oui/non).

Il en va autrement pour les "frotteurs" ou "pervers chuchoteur" dont il était question plus haut : eux transgressent réellement le libre arbitre de chacun (lier-ou pas-une relation).
« Modifié: 08 avril 2014 à 12:29:21 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

09 avril 2014 à 10:20:45
Réponse #138

Nemorale


"T'es bonne."
"Jolis seins."
"Tu suces ?"
"Hey, gros cul ! Hey !"

=> je ne trouve pas cela flatteur. Et toi ?

Ce ne sont pas des compliments bien amenés qui te donnent le sourire mais des jugements de ton corps, comme s'il était à disposition de tous qui peuvent le commenter et en "profiter".
Et ce n'est pas une fois dans ta vie, c'est tous les jours quel que soit ta tenue vestimentaire. C'est la répétition qui entraîne le harcèlement. (voir http://www.madmoizelle.com/sexisme-ordinaire-camera-cachee-245184 pour le côté fun et http://fr.wikipedia.org/wiki/Harc%C3%A8lement_de_rue pour la définition).
(J'ai pensé à toi hier soir, quand un type m'a abordé, sous couvert de demander son chemin, il voulait que je le raccompagne chez lui dans son lit, et il reluquait ma poitrine de manière insistante. Je ne me suis pas sentie flattée du tout.)

Cela dit, je suis hors-sujet, puisqu'on parlait initialement des frotteurs/chuchoteurs qui ont une proximité physique avec leur victime.
Donc j'arrête sur le sujet.

11 avril 2014 à 12:52:12
Réponse #139

Draven


Les commentaires a voix haute sur le physique de la personne n'ont pas plus de raison d'être que les contacts physiques, c'est une agression dans les deux cas pour la victime, il n'y a que la manière dont sera " digérer " l'agression qui sera différente. Enfin a mes yeux, j'avoue de pas avoir souvent vécu l'une ou l'autre des situations...
Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

11 avril 2014 à 14:09:47
Réponse #140

Cocoeau


Un compliment doit rester respectueux.

Trois critères pour moi de respect dans ce "compliment" :
- Le vocabulaire. "T'es bonne" c'est pour un steak, pas pour une fille, et "gros cul" je vois ça plus comme une insulte que comme un compliment. On n'ajoute pas non plus "sal*pe" à la fin d'un compliment !
- Le volume. Si tout le métro / toute la place peut entendre le compliment, c'est gênant.
- Le fait de ne pas insister. Je réponds en général "Merci" accompagné d'un sourire à un joli compliment, mais je n'aime pas qu'ensuite on me dise "Je peux avoir ton numéro ? ton Skype ? ton Facebook ? Tu viens chez moi ?" ou qu'on ajoute à se compliment gentil un geste déplacé.

Mais loin de moi l'idée de dire que les mecs sont tous des cons violeurs sans aucun respect de la femme ! Et de même tous les mecs qui parlent à une inconnue ne le font pas de manière agressive. Heureusement.
Je suis assez d'accord avec le billet de Lindécise qui affirme qu'il ne faut pas se sentir menacée en permanence. Mais cela n'empêche que les agressions de ce type existe et que c'est chiant. Vraiment.

J'ai à la fois la chance et la malchance d'être plutôt conforme aux diktats actuels de la beauté : grande, fine mais avec quelques formes. Et je ne choisis pas ma tenue pour me protéger mais selon ce que je veux. J'estime que ça ne devrait pas entrainer de commentaires déplacés. En revanche je suis flattée quand comme ce matin un type que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam me dit "vous êtes belle !". Ca c'est appréciable, et généralement apprécié.

11 avril 2014 à 18:11:27
Réponse #141

Phil67


(Préambule : Aucune intention de dénigrer ou minimiser... juste quelques interrogations et impressions personnelles un peu en vrac... en restant évidemment ouvert à un échange constructif.)


Franchement, c'est courant. Vraiment. Toutes mes amies/copines/collègues ont déjà été agressées (*). On ne parle entre nous que des cas qui dépassent la norme quotidienne.
J'étais curieux d'en savoir plus sur le milieu où "toutes mes amies/copines/collègues ont déjà été agressées".

Je pense avoir un élément de réponse :
Citer
J'ai réussi à m'en débarrasser en rentrant dans le métro,
C'est AMHA un facteur prépondérant pour expliquer les différences de perceptions : les risques ne sont pas comparables pour une jeune femme vivant dans une grande métropole en empruntant quotidiennement des transports en commun bondés et impersonnels ou une femme plus âgée vivant en province (je déteste ce terme) et n'utilisant pas de transports en communs (ou avec une ambiance générale moins tendue). La notion de "vivre ensemble" prend ici tout son sens.

Pour avoir évoqué la question dans mon entourage je suis plus proche de la perception de Kilbith (génération plus âgée et moins urbaine).

Qu'une association se baptise "Ni putes ni soumises" est révélateur du vécu de femmes dans certains milieux. Heureusement la majorité des femmes françaises ne sont pas dans cette situation, tout comme une majorité n'est probablement pas autant exposée aux comportements dénoncés dans ce sujet.


Citer
Je passe les commentaires d'hommes sur ma poitrine, par exemple une fois, à 13 ans, quand je traversais à un feu, ils étaient en voiture. Je n'ai pas trouvé cela flatteur du tout.

Et je prétends que cela m'est arrivé parce que je suis une femme.
Très fin... et encore pire pour une adolescente en pleine transformation physique (et à plusieurs gros c*** en voiture pour se donner de la prestance).

Je me suis pris des mains au c*l :blink:... heureusement pas par des hommes (mais je n'ai pas du tout apprécié la chose pour autant)... mais parce que je suis un homme (ça reste non représentatif et remonte à loin ;#).

Il m'est également arrivé de me prendre des regards "appuyés" assortis d'allusions un peu trop explicites : je ne l'ai pas non plus perçu comme flatteur. En revanche avec un peu plus de finesse et de discrétion je ne l'aurais pas ressenti comme une "agression" (minime pour moi en l’occurrence).

La connerie et le manque d'éducation sont des choses partagées par les 2 sexes. Les hommes ont un avantage physique, moins d'inhibitions et c'est un comportement socialement valorisant dans certains milieux. Mais l'alcool et/ou l'effet de groupe lèvent également les inhibitions chez les femmes.


Citer
(*)Pas au même niveau d'agression : pour moi un type qui te sort un commentaire sexuel (t'es bonne, ou sal*pe) en passant à côté de toi, c'est déjà une agression.
Aucun doute à ce sujet.


Ce ne sont pas des compliments bien amenés qui te donnent le sourire mais des jugements de ton corps, comme s'il était à disposition de tous qui peuvent le commenter et en "profiter".
C'est également une forme de négation de l'autre : réduire la personne à un support à fantasmes ou défouloir à frustrations.


Citer
Et ce n'est pas une fois dans ta vie, c'est tous les jours quel que soit ta tenue vestimentaire. C'est la répétition qui entraîne le harcèlement.
Heureusement que toutes les femmes ne vivent pas sous une telle pression quotidienne.


On n'ajoute pas non plus "sal*pe" à la fin d'un compliment !
Dans le sud-ouest "putaing, cong" n'est pas une insulte. ;#
Dans d'autres milieux "sal*pe" est tellement fréquent qu'ils n'en perçoivent même plus la violence (surtout si l'étendue du vocabulaire ne dépasse pas le niveau de la maternelle).


Citer
Mais loin de moi l'idée de dire que les mecs sont tous des cons violeurs sans aucun respect de la femme ! Et de même tous les mecs qui parlent à une inconnue ne le font pas de manière agressive. Heureusement.
Je suis assez d'accord avec le billet de Lindécise qui affirme qu'il ne faut pas se sentir menacée en permanence. Mais cela n'empêche que les agressions de ce type existe et que c'est chiant. Vraiment.
Dommage que le billet en question ait servi de support à des polémiques stériles alors qu'il était frappé au coin du bon sens. Les plus virulents et intolérants étaient les défenseurs de la théorie de la "culture du viol" (pour reprendre leurs termes). Bel exemple d'ouverture d'esprit et de réflexion binaire...


Quelques pistes de réflexion :

* Est-ce que ce phénomène se développe ou est-ce qu'on ose enfin libérer la parole ?
* Est-il plus le fait de jeunes générations dans certains milieux ou se généralise-t-il (à toute la population et hors des grandes métropoles) ?
* Le prisme des blogs et de Twitter est-il vraiment représentatif du quotidien de la "française moyenne" ?
* L'approche du projet crocodiles qui se veut au départ un site de témoignages (pour évacuer et partager) ne risque-t-elle pas d'inciter à la paranoïa, de banaliser la chose (comportement tellement "courant" qu'il en deviendrait "normal") et de compliquer le dialogue en stigmatisant tous les hommes ?


Personnellement je bloque sur cette vision totalement binaire (femmes vs crocodiles) et n'ai volontairement pas fait circuler le lien (bien que je comprenne sa logique en prenant le point de vue de la "proie" dans les BD). Transformer l'autre en animal (crocodile ici) est une technique utilisée depuis la nuit des temps pour nier son humanité (cf. propagande contre les boches, bolcheviques, juifs, noirs...).
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

11 avril 2014 à 23:14:45
Réponse #142

Cocoeau


Phil67 :

- Avant de "sortir de ma campagne" pour les études, je ne vivais pas ça. JAMAIS. C'est évidemment en grande partie lié au milieu mais c'est aussi statistique ; il y a plus de monde dans une grande ville donc nécessairement plus d'agresseurs potentiels.
Je n'était pas non plus confrontée à des pickpockets dans ma campagne... Et il y a un point commun entre chuchotteurs, frotteurs et pickpockets : ils agissent dans des endroits bondés. Il n'y a pas beaucoup de transports dans ma cambrousse natale, et ils sont rarement bondés. Idem pour les grandes surfaces, les places publiques...

- Oui, c'est aussi en fonction de la femme : avant la puberté, rien d'attirant, donc pas d'agression. Passé un certain âge (ou plutôt un certain "air vieux" parce que certaines femmes de 60 ans ont l'air d'en avoir 40 et vice-versa) plus d'ennuis non plus.

- Je trouve le Projet Crocodiles intéressant dans ces buts mais affreux dans cette représentation binaire, en effet...

- Bien sur certains manquent de vocabulaire et emploient le mot sal*pe à tour de bras. Mais c'est une explication et en aucun cas une excuse. Et ça ne change rien au ressenti de la femme qui entends ça.

- La "culture du viol" existe ; c'est le fait de banaliser la violence aux femmes en les en rendant responsables. En revanche ce qui est faux c'est de dire que tout les hommes y participent. Et c'est également faux de dire qu'aucune femme n'y participe. Beaucoup de femmes diront à propos d'une fille qui porte une mini-jupe, qu'elle est "sapée comme une p*te". Tout comme certains hommes balanceront "Ouh, ces seins ! cette nana est une vraie p*te !"
Non, les gros seins ou la mini jupe ne font pas d'une fille une p*te. C'est ça la culture du viol...

14 avril 2014 à 09:44:51
Réponse #143

Nemorale


Heureusement que toutes les femmes ne vivent pas sous une telle pression quotidienne.
C'est toi qui le dis.
Combien de femmes ne s'habillent pas comme elles aimeraient, se contraignent dans leur tenue, leur positions, leurs attitudes pour éviter des remarques ?

Oui je vis en grande ville et je pense aussi que l'accumulation de personnes augmente les frictions.

14 avril 2014 à 10:37:30
Réponse #144

azur


Combien de femmes ne s'habillent pas comme elles aimeraient, se contraignent dans leur tenue, leur positions, leurs attitudes pour éviter des remarques ?
Cet argument n'est pas une exclusivité féminine...
La vie en société induit des contraintes pour tout le monde en matière de comportement et de code vestimentaire. On peut le regretter, mais l'attitude inverse (invoquer la liberté de faire ce que l'on veut sans être l'objet d'aucune remarque) serait toute aussi déplacée.
Je précise que ceci n'est en rien une excuse pour les comportement agressifs, mais avec du bon sens, il est aisé de comprendre qu'une attitude qu'on considère comme banale peut être interprétée comme provocante par un quidam.
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!

14 avril 2014 à 12:22:32
Réponse #145

Phil67


C'est toi qui le dis.
Je ne suis pas le seul à le dire (y compris des femmes) et j'ai pris le soin d'employer l'adjectif "toutes" :
Citer
tout /tu/
    Qui comprend l’intégrité, l’entièreté, la totalité d’une chose considérée par rapport au nombre, à l’étendue ou à l’intensité de l’énergie.


Citer
Combien de femmes ne s'habillent pas comme elles aimeraient, se contraignent dans leur tenue, leur positions, leurs attitudes pour éviter des remarques ?
Combien de fois dois-je mettre une cravate ou inversement une tenue négligée pour m'adapter au contexte ?

En revanche le contexte devient quelques fois nettement trop pesant sur les libertés individuelles : où placer le curseur ? Pourquoi une minorité agissante peut-elle imposer ses diktats par la peur ?


Citer
Oui je vis en grande ville et je pense aussi que l'accumulation de personnes augmente les frictions.
Tu / vous êtes donc nettement plus exposées que la moyenne (le cumul des villes de plus de 50.000 habitants représente ~25% de la population française)... ce qui n'excuse en rien ces dérives.

Un frotteur aura du mal à assouvir sa perversion en-dehors des heures de pointe dans des transports bondés. Idem pour des harceleurs ayant plus de libertés pour agir dans l'anonymat de grandes villes (ou pouvant se permettre d'agir ouvertement dans certaines cités).


mais avec du bon sens, il est aisé de comprendre qu'une attitude qu'on considère comme banale peut être interprétée comme provocante par un quidam.
Pour illustrer par un exemple dans l'autre sens : on s'est sentis "agressés" par des femmes en burqua (visage et yeux intégralement masqués + gants) dans un parc d'attraction (en Allemagne). Indépendamment de toute notion (pseudo-)religieuse ou politique, c'était ici une forme élémentaire de manque de respect des autres.

Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

14 avril 2014 à 17:51:38
Réponse #146

VERDUG0


Pour illustrer par un exemple dans l'autre sens : on s'est sentis "agressés" par des femmes en burqua (visage et yeux intégralement masqués + gants) dans un parc d'attraction (en Allemagne). Indépendamment de toute notion (pseudo-)religieuse ou politique, c'était ici une forme élémentaire de manque de respect des autres.
Elles vous en fait quoi?

14 avril 2014 à 18:44:33
Réponse #147

Bomby


Elles vous en fait quoi?

Je pense, mais Phil67 confirmera, qu'il s'agit juste d'un exemple illustrant le propos d'Azur sur la subjectivité du ressenti que l'on peut parfois avoir au vue de la tenue de tel ou tel autre, par exemple en raison de son incongruité dans le contexte dans lequel on croise cet autre, ou en raison du caractère ostensiblement différenciant de la tenue portée.

Je ne pense pas qu'il soit plus utile ni pertinent de creuser cet exemple, volontairement inverse de ceux des tenues dites "légères" discutés préalablement dans ce fil.

Cordialement,

Bomby

14 avril 2014 à 18:51:05
Réponse #148

Phil67


[HS]

Elles vous en fait quoi?
Question de contexte : dans un parc d'attraction (en Allemagne, burqua maintenant interdite dans les lieux publics en France).

Quid d'un groupe en tenue cagoulée ninja / GIGN / paramilitaire débarquant dans ce même parc, de punks à chiens au milieu d'une maison de retraite, de nudistes au musée du Louvre, de touristes en shorts dans certains pays (j'ai volontairement esquivé tout exemple religieux ou politique pour éviter les risques de dérapages hors-charte).

Fréquenter des lieux publics en Europe en se masquant intégralement est interprété par moi comme une forme de négation de l'autre en rejetant sa culture et le privant de toute possibilité d'échange d'égal à égal (communication non verbale par le regard et les expressions du visage).

[/HS]


EDIT : Croisement de messages : Bomby a tout dit (en termes mieux choisis).
« Modifié: 14 avril 2014 à 18:58:44 par Phil67 »
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

14 avril 2014 à 19:50:41
Réponse #149

VERDUG0


une tenue, une attitude, ca ne veut pas forcemment communiquer avec les autres:
une fille habille sexy ne veut pas forcement communiquer a tel personne un desir de faire aborder
un gars qui a une allure super confiante ne defie pas forcemment les autres mecs.
quelqu'un qui se tatoue peut ne pas le montrer aux autres.


On peut emettre des signaux, sans intention d'interaction derriere. meme si on sait que ce sera percu. Ca peut etre juste personnel.


Phil67, ca m'arrive d'etre couvert au visage (tissu sur le visage + capuche).
Je sais que ca plait pas a certains.  je fais ce que j'ai a faire, et je ne me justifie pas.
Quand t'es pas de l'ethnie majoritaire, tu renvoies forcemment un signal de difference, de non-apartenance a un groupe;  c'est la vie.
Au fond, je m'en bats severement les c*u!lles de l'habit des gens.

On pourrait sortir un exemple similaire au tiens: un groupe de personne dans un parc, ils parlent une langue etrangere. => rejet de communication avec les autres?

On va remplacer ton exemple par des gens masques/ deguises: on ne voit pas leur visage, donc leurs expressions faciales. Mais ils ne veulent peut etre pas communiquer avec les autres. et si ils veulent, ils rencontreront surement des difficultes. tant qu'ils font pas un pas pour se faire accepter socialement (post de Kovaks sur les fringues de survie)

Et je joue le jeu inverse: quand je suis dehors avec une lame, je ne la range pas devant des passants, ou des enfants. Par contre je m'assure de renvoyer des signaux clairements pas menacants.
Rien a cacher, je ne fais rien de mal.

Comme ca tu laisses une experience positive aux gens: ils partent d'un prejuge negatif et au final non, rien de mauvais ne s'est passe.
Ca doit developper une sorte d'acceptation.

Tout comme une nana dans une "societe de droits" (je sais pas ce que ca veut dire) devrait pouvoir se sapper libremment sans risque d'ennuis. sauf que c'est pas le cas dans le monde reel. Les temoignages feminins  que j'ai rejoignent Nemorale.
Ce que je constate de mes yeux du comportement des mecs s'en rapproche (mais ils sont plus discret quand ils y a des tiers donc...)

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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