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Auteur Sujet: Pieds : gérer le froid dans la neige sur plusieurs jours (sans feu)  (Lu 8387 fois)

06 janvier 2013 à 16:08:06
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Kilbith


Bonjour,

Une expérience récente de bivouac hivernal, me pousse à rédiger un petit topo sur quelques méthodes permettant de gérer l'isolation des pieds lors d'un séjour prolongé dans la neige. Ce n'est que quelques trucs, il en existe certainement d'autres. Mais, il me semble que tout le monde ne les connait pas, et encore plus ne les applique pas (dont moi : la flemme tue).

Le cadre c'est la rando plaisir, avec du matos "standard", SANS FEU. Pas la face nord de l'Eiger en solo hivernal. Je vais essayer de mettre l'accent sur les bonnes pratiques plus que sur le matos sophistiqué. Normalement, c'est bon pour jusqu'à -10°C voir -15°C nocturne et continuellement sous 0°C diurne dans la neige, en l'absence d'ensoleillement.


Problème :

Lorsque les pieds sont exposés au froid sur plusieurs jours deux types d'atteintes sont possibles. Premièrement, la gelure qui peut être partielle ou profonde. Elle est particulièrement insidieuse aux pieds car elle s'installe souvent sans grande gêne et peut passer pour un simple épisode d'onglée. Deuxièmement, par température proche de zéro et en milieu humide, il faut aussi craindre le "pied de tranché". Ces deux atteintes font partie des risques auxquels ont est exposé dans nos contrées, même sans réaliser des choses extrêmes.

Situation :
Dans nos contrées, il est peu probable de voir se développer ces deux problèmes en une seule journée (en dehors d'une hivernale au Mont blanc...). En une journée les chaussures isolent convenablement, les chaussettes sont relativement sèches et l'activité physique permet de générer de la chaleur. Sur plusieurs jours c'est différent : les chaussures s'humidifient, les chaussettes sont humides et comme on doit se reposer ou avoir une activité statique, les problèmes peuvent arriver.

Déroulement  type :

Le premier jour de randonnée, les chaussures et les chaussettes sont sèches et confortables (surtout si on les a mises dans l'habitacle et pas dans le coffre lors du voyage en voiture). La neige c'est très abrasif et c'est souvent humide dans nos contrées (la neige non transformée c'est assez rare). Inévitablement, la chaussure s'imprègne d'humidité, quelque soit la qualité du cuir ou du traitement appliqué. Simultanément, lors de l'effort on transpire et comme le cuir saturé ( d'eau ou de graisse) ou la membrane par temps froid évacuent très mal l'humidité : l'intérieur et les chaussettes sont humides. Lors de la phase statique on se refroidit, la "pompe pied/mollet" ne permet pas une circulation optimale, la chaleur du pied sert à faire s'évaporer l'humidité de la chaussure ou, pire, à faire fondre la neige qui s'est déposé dessus...sur plusieurs jours, c'est difficile à gérer.

Solutions (pistes) :
Il n'existe pas, à ma connaissance, de solutions parfaites et surtout universelles. Néanmoins des "bonnes pratiques" et un matériel adapté permettent de beaucoup mieux gérer le problème. Je vais aller du simple vers le compliqué.

0. Les pieds c'est comme le reste : plus on fait d'effort plus on transpire. Plus on transpire par temps froid, plus on doit évacuer sinon en phase statique cela va nous refroidir. Réguler son allure, ne pas trop se couvrir (accepter d'avoir un peu froid au début de la marche), ventiler sont des clefs. Mais ce n'est pas toujours possible (erreur d'itinéraire, neige profonde, croutée, nuit qui tombe...) et c'est plus difficile d'ajuster en continue ses pieds que le reste.

1. Avoir des chaussures en bon état (cirées/imperméabilisées, y compris les lacets) et surtout à la bonne taille (y compris avec les chaussettes) c'est déjà faire un grand pas vers la solution (facile...). Si la chaussure est une éponge qui ne sèche pas et/ou si elle serre trop le pied, on aura froid. Le port de guêtre ou de stop tout ou de pantalon serrés à la cheville évite d'avoir des infiltrations de neige par le haut de la chaussure. Dans la profonde il faut un lacet pour éviter les remontées par en dessous, dans la croutée de très bonnes guêtres bine ajustées.

2. Dès que possible à l'arrêt penser à remuer ses orteils, pour cela il faut avoir de l'espace au bout des pieds!  Penser à réactiver régulièrement la pompe pieds/mollets (marcher ou faire du sur place). C'est le système Pompe pieds/mollets qui active la circulation sanguine dans les pieds, il y a très peu de gros muscle à cet endroit, la chaleur doit être apportée d'ailleurs par la CG.
Penser à régulièrement virer la neige/glace qui s'accumule sur/sous les chaussures : elle va fondre et vous refroidir (les guêtres couvrantes sont un moyen d'éviter ce phénomène et font gagner de l'isolation thermique aux chaussures). S'hydrater abondamment, même si cela implique qu'il va falloir se soulager...on ne boit jamais assez quand l'eau n'est pas courante ou froide.

2. Avoir plusieurs paires de chaussettes. Et si possible des chaussettes que l'on peut faire sécher sur soi. Dans cette optique il est préférable d'avoir deux chaussettes superposées qu'une énorme paire de chaussette (surface d'échange X2 dans le premier cas). C'est bien aussi d'avoir pensé aux moyens de positionner les chaussettes pour les faire sécher (en général sur les épaules posées bien à plat, idéalement entre la première couche isolante et la seconde de type hydrophobe).

3. Changer régulièrement de paire de chaussettes. Il y a plein de gens qui ont froid au pieds mais qui ont "une paire de chaussette de rechange dans le sac". Il faut dire que lorsqu'il faut retirer des guêtres, affronter des lacets glacés, s'extirper de chaussures rigides et exposer ses pieds au froid...le tout en équilibre instable dans la neige : ce n'est pas incitatif. Changer impérativement une fois en statique et particulièrement au bivouac (pensez à mettre aussi un collant ou une surprotection sur les jambes).

4. Etre assez isolé par ailleurs. Si le tronc est trop froid, le corps va naturellement le privilégier et ralentir la circulation aux extrémités. Le moyen le plus simple c'est de régler l'isolation de la tête (enlever/mettre son ou ses chapeaux, son tour de cou, son passe montagne, sa capuche). Les mains aussi sont assez facile à utiliser comme régulateur.

5. De même, le sang ne doit pas trop se refroidir lors de son voyage vers les extrémités. C'est là que le collant et/ou les chaussettes longues sont utiles! Pensez à mettre un collant lors des phases statiques ET faites le.

6. A l'arrêt : pensez à vous placer sur une couche isolante (tas de branches, bout de mousse, raquettes....). A la différence d'un sol froid, la neige ne se réchauffe jamais : elle se contente de fondre sous vous.

Les trucs un peu moins simples (la base étant la rotation/séchage des chaussettes) :

1. Tout le monde pense à prendre une seconde paire de chaussette en hiver. C'est moins courant de penser à prendre une seconde paire de semelle de propreté, or il existe des modèles isolants pour les phases statiques (l'autre peut ainsi sécher). Penser à les changer et....le faire.

2. On peut adopter le système VBL (Vapor Barrier Liner : Barrière Pare Vapeur), très efficace lors des phases statiques (utilisable aussi en dynamique par grand froid). Il s'agit de mettre une barrière imperméable entre le pied et la chaussure. Le plus souvent on met un sac plastique entre la première paire de chaussette fine et la seconde qui isole.
Si la chaussure est trempée, il est possible de mettre une seconde "Barrière Pare Vapeur" qui va protéger la couche isolante de l'humidité des chaussures (elle est prise en sandwich). C'est la méthode la plus légère. Il faut juste veiller à éviter que le pied ne macère trop longtemps dans l'humidité (hygiène, pied de tranchée...) ce qui est plus facile à réaliser lors des phases statiques.

3.  On peut décider de mettre les chaussures dans des sacs imperméables. Cela fonctionne surtout en activité. En plus de l'isolation crée par l'éloignement de la neige et du vent, l'idée c'est que la chaleur du pieds va "pousser" l'humidité vers l'extérieur de la chaussure. Elle va alors condenser contre la paroi du sac imperméable, elle peut même y geler : il suffit de sortir le sac et d'éliminer le givre.
Ce système ne permet pas de sécher complètement une paire ce chaussures et les pieds, mais ils seront plus chauds et plus secs qu'en l'absence de sac : l'idée c'est d'éloigner le gros de l'humidité du pieds et si possible de la chaussure. A noter qu'en statique, le gain est là si les chaussures ne sont pas trop trempées : la barrière imperméable évite de mouiller les chaussures avec la neige extérieure qui pompe la chaleur des pieds quand elle se transforme d'une phase à l'autre.

La nuit

La nuit est le point essentiel, puisque nous sommes partis pour plusieurs jours dans la neige. Comme je le disais plus haut : "un jour au froid ça va, plusieurs jours bonjour les dégâts..."

1. La nuit il faut se reposer c'est une obligation chez notre espèce. C'est pourquoi il faut rechercher le CONFORT comme mode "normal" de fonctionnement. Si on est confort en temps normal il y a des chances que, si Murphy s'en mêle, on soit en situation dégradée mais gérable. Si on est déjà limite en mode normal, on risque de laisser une partie de ses arpions en mode dégradé (si vous préférez : "quand les gros maigrissent, les maigres meurent").

2. La première chose à faire  au bivouac c'est de se sécher les pieds :
- Il FAUT retirer ses chaussettes du jour (même "sèches").
- C'est bon de se sécher les pieds et les espaces interdigitaux.
- C'est bon de se masser les pieds. C'est encore mieux de se les faire masser, mais des barrières culturelles puissantes existent.
- Je n'aime pas les poudres et pommades en hiver, car comme on doit souvent opérer dans le sac de couchage du fait du froid : c'est vite dégueu (y compris rapidement dans les chaussettes et les chaussures). Se masser simplement et doucement le pied de l'extrémité vers le coeur est suffisant pour moi (activation de la pompe plante/pied/mollet).

3. La seconde chose à faire c'est de dormir les pieds au sec.
- Cela veut dire de garder une paire de chaussette sèche pour la nuit. Elle doit aussi être très propre sinon elle va retenir l'humidité. Elle ne devrait servir qu'à ça et se conserve dans un ziploc.
- Cette paire de chaussette doit être grande de façon à ne pas serrer le pied. Trop grande est bien, en plus cela évite de s'en servir le jour.
- Cette paire de chaussette doit être hydrophobe pour "rejeter" l'humidité du pied. La laine fonctionne, mais les matières synthétiques aussi (alors que le jour c'est rarement bien).

4. La troisième chose à faire c'est de sécher les "consommables" du jour : chaussettes de marche, semelle de propreté.
- La chaussette est portée contre soi (certains la mette sous le bonnet/passe montagne porté la nuit). Normalement c'est votre seconde paire puisque vous avez changé durant la journée ou en arrivant au bivouac (et l'autre est maintenant presque sèche).
- Sur quelques jours, si on pratique le système fine+épaisse c'est bien d'avoir plusieurs fines (qui sont relativement légères par rapport à la couche isolante, ce sont des grammes bine investis pour le confort). Cela permet de porter des chaussettes propres DONC plus isolantes, gardant moins l'humidité et plus hygiéniques
- Les semelles de propreté sont placées à un endroit où elles peuvent sécher : sous mon sac de couchage le plus souvent.

5. Les chaussures.
- On voit souvent la proposition suivante : dans le sac de couchage...OK.
Mais personnellement j'ai rarement vu faire cela dans le cadre d'une randonnée plaisir (je ne parle pas d'alpinisme, ni de chausson interne). Pour avoir pratiqué, un sac de couchage hivernal c'est assez étroit, les pompes d'hiver c'est gros (+humide+froid+aspérités) cela fait une association pas terrible. Mais c'est possible de mettre les chaussures dans deux sacs plastiques : elles ne sécheront pas mais seront "chaudes" le lendemain.
- On peut enterrer les chaussures dans un sac  profondément sous la neige. Mais c'est à réserver pour les grands froids. Pas toujours facile de récupérer les chaussures au matin.
- Ma solution habituelle est la suivante : je met les chaussures dans mon sac à dos qui me sert d'oreiller. C'est un compromis qui fonctionne jusque vers -10°C. Le plus souvent il y a d'autres affaires dans le sac, dont une gourde d'eau chaude isolée ou un thermos. Le matin les chaussures ne sont pas gelées.
- La plus mauvaise solution c'est de poser les chaussures sur le sol/neige sans isolation dessous : béton le matin et frigo pour les petits petons

AVEC DU MATOS :
- Mettre dans le sac à chaussure un thermos (grand froid) ou une gourde isolée non pleine le tout dans dans le sac à dos.
- On peut aussi mettre les chaussures "tête bêche" en insérant un thermos dedans.
- Mettre des chaufferettes chimiques (ou à charbon) dans les chaussures : mais attention à ne pas surchauffer les chaussures, car le cuir n'aime pas du tout. Si elles sont trempées c'est pas efficace (risque d'humidification des chimiques lentes et pas assez puissant de toute façon). Mais si on le fait au petit matin, cela réchauffera les chaussures avant de les mettre, à défaut de les sécher.

MANIP DU SOIR :
- Retirer les semelles de propreté, si disponible mettre en "chaussette russe" des essuies microfibres et  placer le pied sans serrer fort les lacets en bénéficiant de l'espace dégagé par les semelles de propreté (on peut emporter des chaussettes coton à cet effet mais en l'absence de feu c'est plus dur à sécher, les prendre noires). Garder les chaussures le temps que la microfibre s'imprègne. Retirer les chaussures faire sécher les "chaussettes russes" improvisées qui ont pompées un peu l'humidité.

MANIP DU MATIN
- J'ai les pieds chauds de ma nuit confortable dans les chaussettes de nuit.
- Je prend mon déjeuner avec l'eau chaude du thermos rempli la veille + glucides (pour faire repartir la machine). Je suis toujours dans mon sac de couchage.
- Je me lève, glisse mes pieds dans les chaussures (sans serrer les lacets fort et si possible sans guêtres). Je porte les chaussettes de jour et les semelles contre moi.
- DES QUE JE RESSENT LE FROID : je retire mes chaussettes de nuit et met mes semelles de propreté + chaussettes de jour. Je sèche mes chaussettes de nuit contre moi avant de partir. L'objectif est de pomper un peu d'humidité et de réchauffer les chaussures. Si on a la possibilité des "chaussettes russes micro fibres" on évite d'humidifier ses chaussettes de nuit.

Voilà....Éventuellement je reviendrai pour discuter les options en terme de chaussures (trail, rando, rando goretex, coques, souples, bottes, canadiennes....)

[EDIT] : post complété par la nuit. J'ai fait volontairement simple et réaliste en mettant l'accent sur les bonnes pratiques dans le cadre d'une randonnée plaisir. J'ai certainement oublié ou omis plein de trucs : à vous!


« Modifié: 06 janvier 2013 à 19:21:05 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

06 janvier 2013 à 16:48:51
Réponse #1

Aleksi


Excellent, j'ai hate d'avoir la suite pour la nuit !

Faire secher ses chaussettes dans les couches de vetements est tres efficace ! Il ne faut pas trop attendre qu'elles soient "detrempee" en revanche, car ce serait nuir a l'isolation du corps, et je trouve que la partie epaules-buste est justement particulierement sensible.

Pour les sac plastique, ca fonctionne vraiment bien. je me souviens d'une sortie a l'arrache en montagne il y'a quelques annees, a l'epoque ou je faisais un peu plus n'importe quoi dehors  :). On etait parti pour une "rando" fin novembre debut decembre jusqu'a un sommet situe a 3500 metres. J'avais pour equipement grosse polaire de l'armee, jean troue, chaussures trouees et chaussettes simples. J'avais enfile mes pieds dans un sac poubelle basique et entoure mes pieds de papier d'alu ( a l'interieur du sac poubelle ;#). L'ami qui a fait comme moi etait en petites basquettes ; nous sommes les deux seul a ne pas avoir eu froid au pied, les deux autres en chaussure de rando ont morfle aux orteils...

Je continu (je pense en ecrivant, desole pour le style probablement decousu qui doit en resortir). Pour les mains je fais quelque chose qui fonctionne bien : plutot que me dire "il faut que je bouge les doigts regulierement", chose que je ne fais jamais et quand j'entreprends de le faire j'en ai marre au bout de 3 minutes, j'organise cela comme une seance d'entrainement de musculation. Ca peut paraitre etrange comme idee, mais voici comment je procede : des que je sens que j'ai une certaine gene a joindre mon pouce et mon petit doigt dans mes moufles (j'ai bien dit gene, il faut checker suffisament souvent pour ne pas attendre de ne plus arriver a le faire) je commence une serie de 50 flexions de mes doigts, puis je compte 20 ou 30 pas de repos et je fais 5 series ainsi. Ca fonctionne super bien...

je n'ai pas grand chose a rajouter je crains, juste insister sur rotation des chaussettes (Si possible, et si pas possible, qu'est ce que tu fou la ou il fait froid ?!  :D) !

Je dirais egalement qu'il est essentiel de gerer la vitesse pour gerer la tanspiration.

Checker regulierement son corps en se "tatant" (tater son nez, bouger ses orteils, etc) Comme le dis Kilbith, tu peux ne rien sentir de bien mechant aux pieds alors qu'au final tu es un peu plus attaque que prevu. Apres 2 jours et 2 nuits tres froide et pas tres bien gere, j'ai perdu pendant presque 3 semaines de sensibilite dans mes orteils... Pourtant en marchant, tout allait bien... Juste l'onglee matinale des pieds et des mains, pas de quoi s’alarmer, pensais-je...

(desole a tous pour les accents, clavier etranger)

edit : mince, j'etais passe a cote du debut du titre on ne peut plus clair pourtant : du coup je n'ai pas parle que des pieds, desole...
« Modifié: 06 janvier 2013 à 17:24:00 par Aleksi »
Quand ma compagne et partenaire d'aventure se décide à publier quelques photos : https://www.instagram.com/eetiski/
Un récit d'aventure souterrain : ici

06 janvier 2013 à 16:57:47
Réponse #2

inzemix


Pour sécher les pieds, y'a l'astuce du coton dont parlait david dans un autre post...
J'aime les chaussettes en laine, ca isole bien, c'est confort, mais quand c'est mouillé, c'est super long a sécher... ce que je fais, c'est pendant les temps de pause en statique, j'enfile une paire de chaussettes coton (des très vieilles chaussettes de sport détendues juste ce qu'il faut par l'âge) par dessus les chaussettes en laine, elles pompent ainsi l'eau des chaussettes en laine, et je suis de nouveau confort (après, faut être attentif a enlever rapidement les chaussettes coton quand elles ont capté l'humidité...)

En attente des astuces pour la nuit :D (le séchage des chaussures/chaussettes... dur dur l'hiver sans feu...)

06 janvier 2013 à 17:33:31
Réponse #3

Ulf


Dans le cadre du sujet,  que pensez vous des chaussettes en goretex dans un ensemble:

- guêtre
- chaussure tout cuir (sans membrane) convenablement cirée
- liner soie
- mi bas laine

La chaussette gore tex serait insérée, à priori, entre la chaussure et les deux couches thermiques.

06 janvier 2013 à 18:17:43
Réponse #4

Outdoorsman


Excellent résumé sur un sujet qui préoccupe tous les randonneurs.

Je n'ai pas grand chose à rajouter mais j'insiste sur 2 points fondamentaux :

- le choix des chaussures.
Ayez aussi en tête le pépin qui peut vite devenir dramatique sur une sortie hivernale, ne serait-ce qu'une entorse survenue à 16h et qui va entrainer un bivouac improvisé.
En hiver prenez un cran plus haut plutôt qu'un cran plus bas pour le matos.

- la régulation de votre allure.
C'est comme ça qu'on ne transpire pas trop et qu'on peut se remettre un coup de chaud si on se refroidit.

Le changement de chaussettes, je n'y crois pas vraiment en cours de rando. Trop peu pratique comme l'a souligné Killbith et la nouvelle paire de chaussettes sera humide quasi immédiatement (les chaussures étant mouillées, la sudation reprenant avec l'activité).
Par contre changer de chaussettes lorsqu'on passe de la rando au statique, oui : pose du midi, arrivée au bivouac, ...

Pour les chaussures, je vous renvoie vers l'article que j'avais fait il y a quelques temps : http://www.davidmanise.com/forum/index.php?topic=40983.0
"On a beau donner à manger au loup, toujours il regarde du coté de la forêt. " Ivan Tourgueniev
"Là où il y a une volonté, il y a un chemin" Edward Whimper
"Dégaine toi du rêve anxieux des bien-assis" Léo Ferré

06 janvier 2013 à 18:29:55
Réponse #5

Kilbith


complété avec la nuit et les manips.  :)

Citer

- guêtre
- chaussure tout cuir (sans membrane) convenablement cirée
- liner soie
- mi bas laine
La chaussette gore tex serait insérée, à priori, entre la chaussure et les deux couches thermiques.

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Les chaussettes Goretex:
font souvent des plis et pas élastique et coutures et bandes sur les coutures (cf : mdle UK). Pas toujours facile de trouver sa taille pil poil. Le goretex avec plis en milieu humide perd son étanchéité rapidement si frottement. De toute façon en milieu saturé d'humidité, le goretex ne " respirera" guère plus qu'un modeste sac plastique. Les Sealskinz sont plus élastiques, n'ont pas de coutures mais ont les mêmes problèmes lors d'un port prolongé. AMHA, intérêt limité (mais pas nul) pour un port prolongé.

Citer
Guêtres :
Il en existe plein de modèles (j'exclue les modèles sans sangles sous la chaussures qui sont inadaptées à la profonde).
- Celles qui ne sont pas "respirantes" jouent le rôle d'un sac plastique : condensation assurée au contact de la jambe et des chaussures (à la différence du sac plastique externe). Sauf sur le coup de pied : c'est bête c'est là que la neige s'accumule sur les arpions.
- Celles qui sont "respirantes" ne le sont en général pas sur la partie chaussure. On a un léger bénéfice car le pantalon est moin humide et la chaussette dessous aussi.
- Certains modèles bien foutus permettent de ventiler soit le canon par un zip (MH ventigaiter : http://www.rei.com/product/708811/mountain-hardwear-ascent-ventigaiters) soit par le dessus en desserrant le dispositif de serrage en haut (effet pompe). On peut même espérer sécher un peu ses chaussures par ce biais.
- Certains modèles sont en tissu non imperméable (protection mécanique et/ou contre neige sèche). Celles là apportent un gain thermique et ne favorisent pas la condensation. Si elles sont en synthétique c'est mieux (celles en coton/cuir se trempent dans nos contrées et gèlent solides.).
- Par temps très froid et neige sèche, les guêtres de l'armée suisse (laine+paraffine) permettent une augmentation de l'isolation avec peu de condensation. Par neige humide je ne connais pas leur comportement vis à vis de l'humidité. Les pious pious helvétiques pourraient nous renseigner sur ce point : j'imagine que c'est pas trop mal sinon ils n'auraient pas conservés si longtemps ce matos.
- Les guêtres ultra couvrantes (Yeti berghaus classiques) apportent isolation, protection et on fait leur preuves.

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chaussure tout cuir (sans membrane) convenablement cirée
Malheureusement pas d'avis tranché : parfois c'est super (c'est clair qu'il est préférable ciré que trop graissé), parfois c'est la cata et on regrette la doublure Goretex, parfois c'est l'inverse. Je cherche.
En général, je préfère les chaussures pas trop doublées/isolées car quand l'isolation est apportée par les chaussettes c'est plus facile de gérer l’humidité. On se retrouve un peu dans la situation des chaussures avec un chausson amovible. Mais c'est au détriment de la "précision" lors des pas d'escalades. De même une chaussure souple sera plus chaude car le système pompe pieds/mollets est opérant, mais c'est moins adapté à la pente, à la neige et aux crampons.
Ceci dit outdoorsman, qui est très compétent, a rapporté d'excellents résultats par temps froid avec des Sorel Conquest qui sont isolées très fermées et pas de chausson amovible. Comme quoi....il faut rester open.

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- liner soie
Pour moi : la soie c'est fragile, ça s'ajuste pas très bien et ça retient l'eau. D'autres pensent différemment. Ceci dit la soie est acceptable si on a un système sans membrane et absorbant (type laine). Pour une couche fine je préfère le polypropylène/meraklon de chez Smelly Helly, ou les mélanges méraklon soie.

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- mi bas laine
(les chaussettes qui montent haut)
La laine c'est bien. C'est encore mieux avec un peu de synthétique, mais seulement si c'est pour améliorer la laine et pas pour utiliser une laine médiocre. Les mi bas sont moins lourd, mais quand on porte des liners on peut se contenter de porter plusieurs liners et une seule grande paire de chaussette chaude. Mais si on porte un collant, les mi bas sont peut être superflus. Les chaussettes doivent être sans coutures irritantes, ne doivent pas glisser, ne doivent pas garrotter (très important) être solides, hygiéniques et ne pas absorber l'humidité éternellement. Une chaussette serrée dans une chaussure trop étroite est pire que pas de chaussette.

Encore une fois : ce n'est que mon avis. Mon expérience est limitée, ma physiologie unique (et pas obligatoirement bonne). Ce n'est pas parce que j'écris que c'est vrai. C'est juste MA vérité à l'instant "t" ou j'écris.  ;)




« Modifié: 06 janvier 2013 à 20:03:13 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

06 janvier 2013 à 19:23:32
Réponse #6

Ulf


Merci pour ta réponse très complète.

Concernant les guêtres, "on dit" que les membranes imper-respi ne "respirent" plus lorsque le tissu extérieur est mouillé. Or une guêtre, c'est porté pour imperméabiliser le bas du pantalon (+ protection mécanique + coupe vent, d'accord). Or la guêtre va se retrouver en quasi permanence trempée à l’extérieur, ce qui me fait croire qu'une membrane imper-respi ne sert à rien dans ce contexte.

J'ai choisi des guêtres non-respirantes pour cette raison.

Je n'ai pas d'expérience de sortie hivernale enneigée de + de 3 jours pour témoigner du bien fondé de ce choix - ou pas.

Autre suggestion, attention ça peut paraitre débile!

Masser ses pieds à l'huile afin de reconstituer la barrière lipidique.
En supposant qu'une peau dont les cellules sont gorgées d'eau aura plus tendance à conduire le froid voir à geler (engelures)
Et en supposant qu'une peau exposée au froid et à l'humidité perd peu à peu sa couche lipidique (peau sèche d'hiver et de sortie de bain)

PS:
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Mais si on porte un collant, les mi bas sont très acceptables.

Tu n'aurais pas plutôt voulu écrire "mais si on NE porte pas de collant" ?
« Modifié: 06 janvier 2013 à 19:51:25 par Ulf »

06 janvier 2013 à 19:57:52
Réponse #7

Kilbith


Merci pour ta réponse très complète.

Concernant les guêtres, "on dit" que les membranes imper-respi ne "respirent" plus lorsque le tissu extérieur est mouillé. Or une guêtre, c'est porté pour imperméabiliser le bas du pantalon (+ protection mécanique + coupe vent, d'accord). Or la guêtre va se retrouver en quasi permanence trempée à l’extérieur, ce qui me fait croire qu'une membrane imper-respi ne sert à rien dans ce contexte.

J'ai choisi des guêtres non-respirantes pour cette raison.

Je n'ai pas d'expérience de sortie hivernale enneigée de + de 3 jours pour témoigner du bien fondé de ce choix - ou pas.

Dans la neige, on est rarement trempé au delà de la cheville. Si la neige est sèche, on est même pratiquement pas mouillé. Ce qui mouille c'est la neige transformée par notre propre chaleur ou par l'énergie mécanique (on shoote dedans). L'intérêt des guêtres c'est d'éviter que la neige ne fonde au contact des chaussures et parlà refoirdisse ou mouille les chaussures.

Les imper/respi fonctionnent donc un peu pour le haut (mais pas certain que le prix soit justifié par la fonctionnalité). Mais perso dans la neige froide et sans gros relief à négocier je préfère des guêtres totalement respirante (sans enduction) du moins en haut. Mes deux modèles de prédilection sont le modèle imprégné de chez outdoordesigns qui étaient en vente chez Pyrene bushcraft (utilsation dans la journée) et, pour plusieurs jours, un modèle "La Cordée" avec juste un tissu synthétique sans enduction au dessus de la chaussure. Je favorise la "respirabilité" à l'imperméabilité par temps froid.

Citer
PS:
Tu n'aurais pas plutôt voulu écrire "mais si on NE porte pas de collant" ?
Rectifié : j'avais confondu jarrette (mi mollet) et mi bas (haut du mollet sous le genou). MERCI (comme quoi on dit des conneries...volens nolens ;# )
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

06 janvier 2013 à 20:14:57
Réponse #8

promeneur4d


Ma technique quand il fait froid, que je suis souvent dehors et que je ne suis pas trop loin de la civilisation, c'est les semelles de propretés en papier journal. Vite pliée, meme si avant j'ai marché dans le lac apres 3-4 echange de semelles & chaussettes c'est bon.
promneur
Si 86% de la population d'un pays veut pas d'OGM dans les champs et qu'ils sont plantés quand même, peut on parler de démocratie?

06 janvier 2013 à 20:20:01
Réponse #9

Fred49


les chaussures dans le sac, c'est ce que je fais.
au debut je pestais d'avoir  acheté un astazou 800M, trop grand pour mes 1m74.
depuis je ne regrette pas, pour avoir randonné jusqu'à  10 j de suite bien en dessous de zero , et bien mes chaussures chaudes tous les matins c'est top.

bref pour moi c'est par hasard, mais prévoir son duvet d'hiver en conséquence, c'est du bonheur pour ses pieds :p

06 janvier 2013 à 22:25:10
Réponse #10

guillaume


Merci Did pour cet excellent post :akhbar:.

J'ai compris il y a pas si longtemps l'importance d'avoir de bonnes chaussettes. La pratique/technique telle que tu le décris joue le rôle principal dans la gestion des pieds mais avoir de bons produits de qualité améliorent le confort. Je me suis donc mis en quête de trouver une bonne paire de chaussette et une bonne paire épaisse.

Malheureusement, il existe tellement de marques que j'en perd mon latin. Si tu avais quelques marques à recommander, je suis preneur (j'ai vu smelly helly). Pas besoin de développer, ce n'est apparemment pas le but du post.

Concernant la gestion des chaussures au bivouac, j'utilise une autre méthode qui me donne satisfaction jusqu'à -10°C (testé plus bas mais qu'une fois) : je dors avec mes chaussures tête bêche sous les genoux. Comme j'ai les pieds sur mon sac à dos, cela créer une pente douce sol (point bas) --> chaussures (milieu) --> sac à dos (point haut). Les chaussettes et semelles dorment dans le sac de couchage.
Malheureusement, il faut faire gaffe à le pas dégager les chaussures en dormant. Cela m'est arrivé une fois, je me suis retrouvé avec un pain de glace le matin (Karto doit avoir une vidéo je crois...).

a+

06 janvier 2013 à 23:52:06
Réponse #11

Douinie


Fantastique message initial  :popcorn: qui amène aussi des répliques très intéressantes. Merci beaucoup pour ce travail pédagogique  :akhbar:

Je n'ai malheureusement pas l'expérience pour ajouter du signal constructif à la suite de mon remerciement  :-[
Everyone must believe in something. I believe I'll go canoeing - Henry David Thoreau

07 janvier 2013 à 08:23:52
Réponse #12

Ulf


Citer
est ce quelqu'un a déjà essayé (et trouvé en qtité suffisante) les billes que l'on trouve dans des petits sachet papier dans pas mal d'embalages maintenant et qui sont destiné à absorber l'humidité, notamment pour sécher les chaussures en périodes de pause?

Essayé: non, à cause du poids et du fait que le silicagel absorberait l'humidité ambiante avant celle de tes chaussures. En tout cas, pas dans ce cadre (sécher le matériel photo de retour de rando -> là oui).

Si tu veux tester, ça peut s’acheter au poids dans les animaleries (litière de chat)
http://en.wikipedia.org/wiki/Silica_gel

07 janvier 2013 à 10:32:19
Réponse #13

Kilbith


Citer
Malheureusement, il existe tellement de marques que j'en perd mon latin. Si tu avais quelques marques à recommander, je suis preneur (j'ai vu smelly helly). Pas besoin de développer, ce n'est apparemment pas le but du post.

Pour les chaussettes fines au contact de la peau : les Helly Hansen en polypropylène ne m'ont jamais déçue. L'odeur est parfois forte, mais d'un autre coté elles se lavent très facilement et sèchent très vite.

Pour la couche d'isolation, c'est plus délicat.

Personnellement, avec un circulation de chio**e, je me méfie énormément des chaussettes ayant un élastique en haut (effet garrot) encore plus pour celles s'arrêtant à mi mollet. De même, pour moi une chaussette devrait avoir au moins 60% de laine : il existe certainement de bonnes chaussettes majoritairement en synthétique, mais c'est un peu la loterie. Avec la laine on se trompe très rarement, il existe juste des problèmes de tenue de chaussette.

Vérifier que la pointe soit bien "remaillée" sans aspérités irritantes, vérifier le serrage uniforme. Se méfier des chaussettes où il n'existe que trois tailles S_M_L c'est souvent trop petit ou trop grand. De même se méfier des 39/41 et 42/45 si vous faites du 42....préférer du 40-43.

S'il faut absolument citer des marques : Woolpower, Smartwool, Monnet, Bridgedale, Lorpen, Falke font d'excellentes chaussettes, sans oublier celles de la filature de Niaux si on aime le coté rustique (très bonne dans les chaussures tout cuir).

Un modèle vraiment excellent pour l'hiver par grand froid POUR MON ANATOMIE ET SOUS RESERVE QU'ELLE NE COMPRESSE PAS LE PIEDS DANS UNE CHAUSSURE :


Smartwool mountain extra heavy, elle coute un bras, elle est lourde mais elle est bien.


Mais, plus que le matériel, c'est son usage (rotation) et son entretien (lavage doux) qui font faire la vraie différence si on adopte des "bonnes pratiques". Cela venant après le classique homme/terrain/matos. Ceci dit, quand on a trouvé de bonnes chaussettes : en acheter plusieurs me semble avisé.
« Modifié: 07 janvier 2013 à 12:42:38 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

07 janvier 2013 à 12:29:04
Réponse #14

jacqueline


Ah enfin de vraies chaussettes  ;D  ( les trois tailles, ça va jamais  >:( )

Merci Kilbith. Je devrais  trouver mon bonheur chez Monnet, avec un point de vente sur place.

 D 'ailleurs c'est là que j'avais trouvé la seule paire qui était bien, super confortables (et que j'ai oubliées qq part ); celles de D4 c'est souvent de la m**** (une fois la couture m'a ruiné le dessus des orteils ).

07 janvier 2013 à 12:45:53
Réponse #15

Kilbith


Je devrais  trouver mon bonheur chez Monnet, avec un point de vente sur place.

Chez Monnet on ne peut pas ne pas citer la Yeti, mais très spécialisée pour grand froid:



ici : http://www.boutique-hunting-performance.fr/chaussures-chasse/116-mi-bas-yeti.html


Le modèle existe sous ce nom depuis longtemps (>20ans) , par le passé il faisait appel au Mohair il semble que ce ne soit plus le cas. Attention à la taille de la chaussure, c'est une très grosse chaussette.



"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

20 janvier 2013 à 21:53:53
Réponse #16

Ulf


http://www.meindl.de/english/modelle/schuh_detail2.asp?ID=100

et ça ? vous connaissez ?
On donne température de confort -30C° (?!)
Elles ont l'air rigides à la cheville, à confirmer.

Sinon j'ai aussi découvert ça:

http://www.arklight-design.com/PBSCProduct.asp?ItmID=8761385

Pas forcément CE modèle, mais je m'intéresse au concept de près.

20 janvier 2013 à 22:45:11
Réponse #17

Lemuel


Chez Monnet on ne peut pas ne pas citer la Yeti, mais très spécialisée pour grand froid:



ici : http://www.boutique-hunting-performance.fr/chaussures-chasse/116-mi-bas-yeti.html


Le modèle existe sous ce nom depuis longtemps (>20ans) , par le passé il faisait appel au Mohair il semble que ce ne soit plus le cas. Attention à la taille de la chaussure, c'est une très grosse chaussette.

J'ai toujours cru qu'on mettait les poils dedans moi...
Don't watch the tool, the work it can do
Watch the man that's behind, yeah !


http://natureandforcefield.tumblr.com

21 janvier 2013 à 20:46:57
Réponse #18

dan11


lu

Perso je ne jure que par mes Mukluks en hiver, (c'est pas non plus pour la face Nord de L'Eiger... ;))

Elles sont en caoutchouc vulcanisé insensible au froid pour la partie basse, surmontées d'une tige souple en 1000 denier cordura,
semelle en feutre aluminisé sur le dessus, 1 cm d'épais !
l'intérieur est un chausson synthétique amovible avec une semelle de 1/2 cm en mousse cellule fermée

Les + :
*Lacage ultra rapide (facile à les mettre et les enlever, y a un cordon à tirer qui ensèrent tout les passants avec un autobloquant au bout)
j'ai jamais rien vu de plus simple !!!
*le confort, C EST DES PANTOUFLES !!!
*la respirabilité, je les ai plongé dans la rivière, 2 heures après (en marchant), quasi sèches, elles ruisselaient l'eau dehors !
(aucune membrane pseudo respirante)
*la pointe de la mukluk est surdimensionnée (+ large), pour permettre de bouger les arpions voir de rajouter de l'isolant( mousse, chutes de synthétique, kapok, etc....) possible de faire varier l'isolation (sympa de gigoter les petons avec un + de loft),
*température possible jusqu'à -30 °C
*(option VBL pour augmenter l'isolation)
* cramponnable avec crampon rando type C (pour les passages difficiles)
*très légères
*bon ratio poids/chaleur

Les -
* Absence TOTALE de rigidité (aussi bien avec la semelle) que la tige, aucune tenue du pied,
éviter les passages incertains et bien serrer les crampons, attention entorses possibles
cependant en rembourrant la pointe, la tenue du pied s'améliore nettement car le pied est calé, et se maintient mieux.
* pas fait pour les chemins sans neige, car usure de la semelle tendre, rapidement !!
* attention aux pierriers et dévers

En pesant bien le pour et le contre, pour l'Hiver, ca passe pour moi
 ;)
You can fool one people one time
You cannot fool all of the people all of the time

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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