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Auteur Sujet: Vivre sans eau courante  (Lu 12235 fois)

03 juin 2006 à 22:51:31
Lu 12235 fois

Ancien forum



Posté par Demo

  Salut à tous :)


   Ca a l'air évident comme ça, mais encore faut-il le dire : la vie quotidienne sans eau courante, ça m'a l'air vraiment galère (et là j'en profite pour penser aux quelques milliards de personnes qui sont dans ce cas dans le monde...ben oui je suis un philanthrope occidental...on se refait pas :-?)

   Pour se laver les mains, le corps, faire la cuisine, la vaisselle, laver le linge etc etc..., on a toujours l'eau à disposition.

   Mais comment faire quand on vit dans un habitat sans eau courante (tipi, yourte, maison autoconstruite...)?

   On peut creuser un puits j'imagine (si on a la pioche optimiste parce qu'il faut bien 20 m pour un bon puits) ou dévier un petit ruisseau (attention à l'impact écologique de ce genre de manipulation plus facile à dire qu'à faire), mais si l'habitat est nomade, on se débrouille comment??

   Comme vous le savez peut-être, ce genre d'habitat m'intéresse et honnêtement, c'est une des dernières questions que je me pose à ce sujet... (et pas des moindres)

            Si quelque sage peut éclairer ma lanterne, il est le bienvenu ;)

    Ciao.     Benjamin. :)

03 juin 2006 à 23:06:47
Réponse #1

Ancien forum



Posté par DavidManise

:-?

Bah tu prends des jerricans, des bidons, des bouteilles, et tu fais de l'eau marchante, au lieu de l'eau courante...  

Sinon tu captes une source, tu trouves un réservoir que tu mets en hauteur, t'installes des tuyaux, et voilà.  T'as l'eau courante.

David

03 juin 2006 à 23:27:30
Réponse #2

Ancien forum



Posté par Demo

Et voilà ;D

03 juin 2006 à 23:38:47
Réponse #3

Ancien forum



Posté par DavidManise

Bon si tu optes pour l'option source captée et réservoir, c'est pas si simple en fait...  

1) faut que l'eau soit potable (ça se teste) ;
2) faut que la source soit plus haute que ton réservoir, sinon faut une pompe...
3) faut que ton réservoir soit muni d'une sortie de trop plein pour que l'eau se renouvelle constamment (sinon ça croupit vite)
4) idéalement, il faut deux réservoirs...  le premier sert de bac de décantation, et le second te sert de réservoir, quoi...  
5) à la sortie du réservoir qui va vers tes tuyaux, il faut une crépine (filtre grossier) qui évite aux brindilles, vipères et crapauds d'aller boucher le tuyau...
6) la sortie du réservoir en question doit être située à qques centimètres du fond du réservoir...

Pour l'eau chaude : un long serpentin en cuivre peint en noir sur le toit, ça le fait pas mal...  

Ciao ;)

David

03 juin 2006 à 23:54:24
Réponse #4

Ancien forum



Posté par Demo

  Question chiante : et si on aime bien être nomade et qu'on préfère limiter l'équipement au strict nécessaire (ok je reconnais que ce qui concerne l'eau fait sans doute partie du strict nécessaire et que si on est nomade, on est alors libre de se chercher une belle place avec un beau ruisseau tout bucolique et toutes les commodités naturelles à portée de main... :)), mais admettons, on fait quoi?? :)

04 juin 2006 à 22:37:18
Réponse #5

Ancien forum



Posté par DavidManise

Bah tu peux pas être nomade ET avoir du confort qui pèse lourd...  

Donc faut faire des choix ;)

David

05 juin 2006 à 00:28:03
Réponse #6

Ancien forum



Posté par riketz

Tu peut toujours coupler un filtre et une vache à eau, non?

05 juin 2006 à 12:02:08
Réponse #7

Ancien forum



Posté par guillaume

Les nomades, les vrais se déplacent toujours en fonction des points d'eau et des paturâges.
a+

12 juillet 2006 à 16:26:21
Réponse #8

Ancien forum



Posté par kartoffel

C'est marrant, ça me rappelle une histoire... désolé, pas de signal sur ce coup là  ;)

Quand mes parents étaient jeunes mariés, ils ont acheté un petit chalet du côté de Briançon, dans un hameau perché à haute altitude, qui comptait deux habitants hors saison et six ou sept à la saison touristique. Comme il n'y avait pas d'eau courante dans les maisons mais un bon torrent à une centaine de mètres de là, mon père a tiré un gros tuyau jusqu'à leur chalet. Il en a profité pour proposer à son voisin, un vieux résident permanent et sa femme, de prolonger le tuyau de quelques mètres pour offir aussi l'eau à l'intérieur de leur maison, leur évitant de sortir pendant les tempêtes ou de se faire une trace dans la neige.
La réponse du voisin ?

(accent bourru)
" - Et pourquoi ? J'ai d'jà ma femme qui va chercher l'eau."

Et effectivement, quelle que soit la météo, jour et nuit c'est la pauvre vieille femme qui allait chercher des seaux d'eau au torrent  ;D Le mec ne s'était jamais bougé le petit doigt, pour lui c'était tout comme s'il avait l'eau courante  ;D

12 juillet 2006 à 16:36:59
Réponse #9

Ancien forum



Posté par Demo

  Ah je vois... Morale de l'histoire : pour bien vivre sans eau courante, mariez-vous! ;D ;D

   Malheureusement, mes convictions religieuses m'interdisent d'exploiter le travail de ma compagne... :-*

13 juillet 2006 à 10:17:55
Réponse #10

Ancien forum



Posté par Corwyn

Y a pas 36 solutions! Dans un monde nomade... tu dois compter sur tes bras pour l'eau ou bien trimballer quelques kilos de matériel (tuyaux, pompes, etc.)
Dans un monde sédentaire tu as deux possibilités : la gravité en ayant la source de l'eau plus haute que le point à desservir ou la pompe (à bras ou électrique)
Chez moi c'est cette dernière solution qui est utilisée. J'ai bien sûr l'eau courante dont j'utilise environ 1m³ par an mais aussi un puit avec une pompe électrique qui satisfait 99% de nos besoins en eau.

18 juillet 2006 à 01:11:20
Réponse #11

Ancien forum



Posté par Wasicun

Lorsque l'on est un gros fainéant (comme moi) mais que l'on a tout de même quelques neurones encore en état de fonctionner on essaye de trouver une alternative à "l'eau marchante" ... Les pompes "bélier" utilisent alors un principe tout à fait intéressant (seule limite : le gel en hiver) ...
Comment ça marche ... je vous laisse le découvrir par vous même : tapez "ram pump" dans n'importe quel moteur de recherche anglophone ou suivez les quelques liens suivants :

En français :

http://www.walton.fr/fr/cadrebelierprefr.htm

http://www.onpeutlefaire.com/fichestechniques/ft-pompe-belier.php

En anglais :

http://www.animatedsoftware.com/pumpglos/ram_pump.htm

http://www.lifewater.ca/ram_pump.htm

http://www.rampumps.com/products/rampump/Rampump%20Book.htm

http://www.theramcompany.com/prices.html

... de rien les gars ! ;)

20 juillet 2006 à 20:13:18
Réponse #12

Ancien forum



Posté par riketz

J'ai pas trop bien compri a quoi y sert le premier clapet.  :-?

21 juillet 2006 à 08:38:09
Réponse #13

Ancien forum



Posté par kartoffel

Woah super :) Merci Wasicun, c'est la découverte de la journée !

Riketz, le premier clapet est celui qui crée l'onde de choc. Il se ferme rapidement dès que l'eau atteint une certaine vitesse. L'eau qui passe à travers lui est perdue.

21 juillet 2006 à 12:29:47
Réponse #14

Ancien forum



Posté par DavidManise

Euh....   :-[

Moi j'avoue que je ne comprends pas à quoi sert ce truc du tout ;D

Il faut une pression d'eau (pente, élévation, etc.) pour que ça marche à la base, non ?  Donc pourquoi ne pas simplement alimenter un réservoir tampon par gravité ???

Il y a sûrement un truc qui m'échappe, là...

Ciao ;)

David

21 juillet 2006 à 13:11:59
Réponse #15

Ancien forum



Posté par guillaume

Citation de: DavidManise link=1149367891/0#14 date=1153477787
Euh....   :-[

Moi j'avoue que je ne comprends pas à quoi sert ce truc du tout ;D

Ouf! je me demandais si j'étais le seul  ;D.
En fait, j'ai pas trop compris l'histoire avec les clapets  :-[.
a+

21 juillet 2006 à 14:13:04
Réponse #16

Ancien forum



Posté par Maximil

Un autre nom de la pompe bélier pourrait être la pompe levier:

En faisant entrer les clapets en fréquence, avec l'air de la cuve compressé, on obtient une pompe mécanique qui envoie avec plus de pression qu'elle ne recoit.
Notons que cette invention sans electricité ou autre forme d'energie exterieur date de 1792 !!!

Pour les clapets, ils fonctionnent en opposition.

21 juillet 2006 à 15:09:14
Réponse #17

Ancien forum



Posté par Demo

   Bon ben c'est plus clair comme ça, merci Maximil ;). N'empêche que si je comprends à quoi ça ressemble maintenant, je comprends toujours pas le principe du mécanisme. Il faudrait que j'en voie une fonctionner pour ça.

    Il y a une perte d'eau au niveau de la pompe si je comprends bien ce que dit Karto? (après si ça se trouve je comprends rien... :D)

23 juillet 2006 à 22:03:10
Réponse #18

Ancien forum



Posté par kartoffel

Les explications de Walton sont confuses...

L'eau arrive d'une source (source, réservoir, cours d'eau...), avec une certaine hauteur d'eau et capable d'un certain débit.
L'extrémité du tuyau qui amène l'eau est pourvue d'un clapet. Ce clapet, s'il ouvert, peut laisser l'eau s'écouler juste à côté de la pompe.

Le clapet s'ouvre et n'oppose plus aucune résistance à l'écoulement de l'eau. Cette dernière commence à circuler à travers le tuyau, accélère et atteindrait en quelques instants sa vitesse "naturelle" si on la laissait faire... Sauf que... le clapet est conçu et reglé pour se fermer brusquement un peu avant que l'eau dans le tuyau n'atteigne son plein débit. C'est exactement comme si on fermait brusquement un robinet à l'extrémité d'un tuyau alors que l'eau y circule, sauf qu'ici le robinet est automatique.

Or, qu'est-ce qui se passe quand on ferme vite un robinet ? Ca fait "schtong" dans la maison, ou ça fait un à coup dans le tuyau du jardin : c'est le "coup de bélier". C'est une onde de choc, qui propage tout à coup vers l'amont "l'information" de la fermeture du robinet. Cette onde est marquée par une brève mais importante élévation de la pression, amenant l'eau à une pression bien supérieure à celle qu'elle a au repos dans le tuyau.
[size=8](Comparaison : C'est exactement comme si on avait une foule qui court à travers un portail, et tout à coup on ferme le portail. Les gens les plus proches du portail se retrouveront écrasés les uns contre les autres avant que l'ensemble de la foule n'aie le temps de comprendre et de s'arrêter. Les gens écrasés les uns contre les autres, c'est comme une augmentation de pression de la foule.)[/size]

L'idée de la pompe-bélier est de capter ce pic de pression et de l'utiliser à bon escient. Pour cela, on perce une deuxième sortie munie d'une soupape juste avant le robinet (le clapet, quoi). Sous l'effet de la brusque augmentation de pression, cette soupape s'ouvre et laisse passer l'eau sous forte pression pour l'envoyer dans le tuyau de sortie utile, où grâce à sa pression accrue elle pourra se hisser jusqu'à une hauteur supérieure à celle de la source. Dès que l'onde de pression est passée la soupape se referme et empêche l'eau pompée de refluer vers la source.

Peu après, le robinet (le clapet) se rouvre et l'eau recommence à circuler, recommençant un cycle de pompage.

Le truc qui m'échappe, là, c'est l'utilité du réservoir d'air. Peut être pour lisser la pression en sortie, mais en fait là tout de suite j'ai pas vraiment pigé.



Si c'est toujours pas clair, dites le, j'essaierai encore autrement :)

23 juillet 2006 à 22:08:54
Réponse #19

Ancien forum



Posté par DavidManise

C'est cool tout ça.  C'est parfaitement clair :)

Maintenant je comprends l'intérêt du truc.  Et c'est le genre de gadget qui serait très utile au village ici.  Notamment pour l'endroit que je t'avais fait visiter, Karto, qui est situé sous le réservoir principal du village.  On a une pompe électrique (toujours en panne) qui pompe l'eau vers le réservoir.  Elle pourrait être remplacée par une pompe bélier :

- plus robuste
- pas d'entretien
- pas de dépense d'énergie (là on a dû ammener les fils, les poteaux, le compteur, tout le bordel)...

Bref...  :)

Pourquoi s'emmerder avec une pompe électrique, je me le demande...

C'est super ce truc.  Merci les mecs :)

David

23 juillet 2006 à 22:16:38
Réponse #20

Ancien forum



Posté par kartoffel

Où l'on passe de "vivre sans eau courante" à "l'eau courante à Barnave"...

Le blème avec cette pompe, c'est le rendement. Beaucoup d'eau est perdue pour permettre à une peu d'eau de monter... Ca va bien dans les Alpes où l'eau coule à profusion, ça ira beaucoup moins bien sous ton Serre desseché de la Drôme... Le réservoir, il est à quelle hauteur par rapport au village ?

Tiens, là t'as le tableau fourni pour les pompes Walton : http://www.walton.fr/fr/cadrebelierrendementfr.htm
En fonction du débit par minute de la source (qui est assez arbitraire quand on tape dans un réservoir), de la hauteur de chute (entre le réservoir et la pompe) et de l'élévation (entre le robinet du client et la pompe, ou entre le château d'eau et la pompe), Walton te dit quel débit tu peux espérer chez le client (ou vers le château d'eau)... et en faisant la différence entre les deux tu en déduis le débit perdu qui a servi à fournir l'énergie pour le pompage. Et là tu vois si ça vaut vraiment le coup dans un pays sec, ou si c'est trop de gâchis.

24 juillet 2006 à 01:31:33
Réponse #21

Ancien forum



Posté par Sayamon

Citer
Le truc qui m'échappe, là, c'est l'utilité du réservoir d'air. Peut être pour lisser la pression en sortie, mais en fait là tout de suite j'ai pas vraiment pigé.

L'air est beaucoup plus compressible que l'eau il emmagasine donc l'énergie du coup de bélier pour la réstituer linéairement au tuyau ascendant et faire monter de ce fait plus d'eau et avec un débit plus constant ^^

Pour revenir a l'eau courante je  passe un moi tous les été a m'en passer. Bon je dort sur la plage alorsj'utilise l'eau de mer pour presque tout (vaisselle, douche sauf le visage que je fait quand meme a l'eau douce paske sinon tu tien pas, pour me laver les dents...) et pour l'eau douce ben au départ je voulai la capter avec une bache au dessus d'un trou mais avec la proximité de la mer elle avait un fort gout de sel (buearkkkkk) et pour distiler l'eau de mer pour avoir de l'eau douce j'ai aussi renoncer parsque c trop long a faire et souvent assez compliqué a faire avec les moyen du bord (enfin je l'ai déjà fait une ou 2 foi mais faut etre patien très patien et y'as beaucoup de pertes... ) Donc pour l'eau douce tous les soir je me tappe 3 km a pied dans la cambrousse (6km allez-retour XD ) avec un max de bouteille en plastique (je les attachent par le goulot pour pouvoir en prendre un maximum ) Voila et pour conserver l'eau au frais la journée je els enterrent sous le sable a environs un petit mètre sous le sable...

A et pour info j'ai aussi distiler mon urine pour voir si c'était faisable. Ben y'as aucun souci a par que c super long omme toute distilation. (et pui bon je lui ai trouvé un petit gout mais je pense que ct plus psychologique qu'autre chose :D )

Voilà un peu ma vie lol .

24 juillet 2006 à 02:46:30
Réponse #22

Ancien forum



Posté par Langue fourchue

Excellent propos Sayamon. À défaut d'eau courante c'est de l'eau marchante. Mais je me pose une question et c'est probablement simplement dû à la manière que tu racontes les faits. Chaque situation est différente et selon ce que je perçois présentement de la situation que tu racontes il me semble que personnellement je me serais installé dans le genre je retourne au campement près de la source d'eau douce tous les soirs afin de dormir et faire mes petites choses personnelles. Ensuite le matin je repars vers la plage avec mes besoins en eau pour la journée et faire la fête. Bref, ma question est quels sont les motifs d'un aller-retour à la plage?

P.S. : Ha non! Pas question que je regarde son doigt lorsque l'imbécile parle.  ::)

24 juillet 2006 à 09:10:10
Réponse #23

Ancien forum



Posté par DavidManise

Citation de: kartoffel link=1149367891/15#20 date=1153685798
Où l'on passe de "vivre sans eau courante" à "l'eau courante à Barnave"...

Ouais, en fait le message d'origine c'était "comment se démerder quand on n'a pas l'eau courante", et une des réponses à ça a vite été "ben t'installes l'eau courante" ;)

Citer
Le blème avec cette pompe, c'est le rendement. Beaucoup d'eau est perdue pour permettre à une peu d'eau de monter... Ca va bien dans les Alpes où l'eau coule à profusion, ça ira beaucoup moins bien sous ton Serre desseché de la Drôme... Le réservoir, il est à quelle hauteur par rapport au village ?

Voici les altitudes :

Réservoir A : 602m
Point bas entre les deux réservoirs : 582m (à la louche, à 300m de distance du res. A)
Réservoir P : 613m (à environs 100m du point bas)...

Mais en fait le rendement n'est pas du tout un problème.  Dans la configuration actuelle, on a un réservoir A, avec une pompe électrique, qui alimente le réservoir P (principal et central du village : 100m^3).  Le réservoir A se remplit sans arrêt par gravité et le trop-plein retourne au ruisseau.  En "mode été", la pompe électrique se met en marche 10 minutes par jour et balance un truc du genre 3 ou 4 m^3 dans le réservoir P.  Le reste du temps, sauf pendant les deux heures qu'il faut pour que le réservoir A soit de nouveau plein, ben toute la flotte est perdue...  (débit moyen de la source en été : 30L/minute).  Aussi, quand la pompe se met en route alors que le réservoir P est déjà plein, toute la flotte qui arrive à gros débit ne fait qu'alimenter le trop plein avec plus de débit.  Autrement dit, ça ne sert strictement à rien 8 fois sur 10.

Citer
Tiens, là t'as le tableau fourni pour les pompes Walton : http://www.walton.fr/fr/cadrebelierrendementfr.htm

Merci :)

Citer
En fonction du débit par minute de la source (qui est assez arbitraire quand on tape dans un réservoir), de la hauteur de chute (entre le réservoir et la pompe) et de l'élévation (entre le robinet du client et la pompe, ou entre le château d'eau et la pompe), Walton te dit quel débit tu peux espérer chez le client (ou vers le château d'eau)... et en faisant la différence entre les deux tu en déduis le débit perdu qui a servi à fournir l'énergie pour le pompage. Et là tu vois si ça vaut vraiment le coup dans un pays sec, ou si c'est trop de gâchis.

D'après mes calculs, le rendement serait encore supérieur avec la pompe bélier : avec un W5 on devrait faire monter dans les 5m^3 par jour contre 3 ou 4 actuellement...  donc perte moindre au total que maintenant.

Le débit moyen d'une source est facile à mesurer au trop-plein du réservoir quand on ne pompe pas dedans.  On a installé un compteur (précis seulement à 10L mais bon...) sur le trop-plein.  On peut ainsi avoir un truc très précis en prenant deux lectures, disons, à 10h d'intervalle.

En fait, la donnée qui nous intéresse vraiment le plus dans un village, c'est ce qui sort du trop-plein du château d'eau.  Le débit du trop-plein, c'est notre marge de sécurité : débit entrant - débit utilisé = débit du trop-plein.  

En hiver, on gaspille carrément de l'eau : on rebalance jusqu'à 145 m^3 par 24h dans le ruisseau.  En été, le débit des sources diminue et tous les résidents secondaires sont là, donc moins d'eau qui rentre, plus d'eau qui sort, et en général on se retrouve avec un déficit.  D'où l'intérêt d'avoir une pompe d'appoint qui nous permet de balancer quelques m^3 par jour en plus.  Ce qui est con, par contre, c'est que comme ces m^3 arrivent tous d'un coup, sauf si le château d'eau est loin en-dessous du niveau du trop plein, ça ne fait que booster le débit du trop-plein, autrement dit c'est du pur gaspillage.  Et c'est surtout pour ça que je dis qu'on s'en fout totalement du rendement.  

Il vaudrait mieux une petite pompe bélier qui envoie la sauce de manière plus ou moins égale toute la journée plutôt qu'une grosse pompe avec un débit de fou et aucune perte au niveau de la pompe, mais qui ne sert que si le niveau du château d'eau est déjà très bas.  

Et je te raconte pas les fortunes qu'on passe par année entre le tableau électrique qui m*rde, la pompe qui se désamorce, l'entretien, la maintenance (faut faire tourner la pompe qques minutes par jour tous les jours même en hiver), ce que ça a coûté pour ammener les poteaux électriques jusque là, etc, etc.

Bon bref, tout ça pour dire que si un jour je fonde un village, ça sera de préférence une pompe bélier ;)

Merci :)

David

24 juillet 2006 à 17:34:34
Réponse #24

Ancien forum



Posté par Sayamon

Langue fourchue il se trouve en fait que je suis très loin de faire la fête sur la plage puisque je suis là bas pour travailler !!
En effet je suis moniteur de voile et je travaile donc avec des bateaux sur la plage.

La répons ea ta question est assez simple je commence a travailler assez tot le matin (8h ) et je fini assez tard (20h) (ouai 12h de boulot par jour ça use) et je ne vai chercher de l'eau a la source que un jour sur 2 voire moin quand j'ai des amis qui passent dans le coin et m'en raporte. Donc je privilégie rester près du matériel surtout pour éviter le trajet du matin qui est crevant :D.
Ca c'est surtout vrai pour le moi de juillet.

Pour le mois d'Aout je suis obligé de coucher sur la plage pour pouvoir intervenir si une tempète se lève et risque d'empoter le matos. Voili Voilou :D

 


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« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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