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Auteur Sujet: Hydratation d'une victime?  (Lu 3332 fois)

06 juillet 2011 à 13:52:52
Lu 3332 fois

Chris-C


Question soulevée dans le post sur le fil Protocole secours en Montagne
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,49468.0.html

copier coller du début de la discussion:


Pour cette histoire de boisson, dans le cas ou la personne est consciente, mais avec une ou plusieure blessures serieuses, une fois que celles ci sont traitées:
- si cette personne a soif et veut boire, n'est il pas passible au moins de lui humecter les lèvres avec un linge humide, ne serait ce que pour atténuer cette sensation de soif, ce qui éviterait quand même d'aggraver un saignement, une hémorragie?

à+,
Lambda


Bonjour,

C'est avec grand intérêt que je lis ce fil et la question "donner à boire" m'interpelle beaucoup.
Je comprends aisément que donner à boire à une personne blessée à l'abdomen ou même au thorax est dangereux.
Mais quid des autres cas dès l'instant où elle est protégée?
Si elle est consciente et le demande, quels sont les risques?
Est ce aussi interdit de donner de petites gorgées?

A+

Pour la boisson, j'ai 2 choses qui me viennent en tête.
Pour rester dans le cadre 1re secours, on laisse la possibilité de (boire, prendre medicament) mais on ne fait pas (boire, prendre medicament)

De plus je ne crois pas que l'on puisse interdire quoi que se soit à qui que se soit. On peut expliquer le pourquoi il ne vaut mieux pas mais
aprés.... et si la victime VEUX fumer ça dernière clope.... on fait quoi?
C'est des situations qui doivent se gérer au cas par cas je pense, en fonction de la qualité du bilan que l'on est capable de poser.

Il serait interessant d'avoir des retours de personnes qui sont régulièrement au contact de se genre de situation pour déterminer si
il est fréquent qu'une personne blessé avec hémorragie réclame à boire.
Je pense à froid que non, dans ces situations on a plutôt froid et boire a ce moment n'est pas instinctif, ça peut être du confort ou une
fixation.
Si je suis dans le vrai, j'insiste sur le SI car j'ai pas assez d'expérience, ce n'est pas la peine de se prendre la tête avec ça.

a+





« Modifié: 06 juillet 2011 à 15:12:55 par plumok »

06 juillet 2011 à 15:01:02
Réponse #1

Baptiste


Bonjour,

En secours en région éloignée, le protocole est assez simple.

Outre l'examen des lieux, l'ABC, les blessures à la colonne, il faut traiter l'état de choc au plus vite.
Pour se faire il faut réconforter la personne et l'isoler du milieu (burritos). Ensuite vient l'examen secondaire où l'on caractérise au mieux les blessures, les antécédents,...
Lors de cette phase qui arrive très vite, 5 à 10 minutes maximum, si la personne est consciente et capable de boire ou manger seule, si elle veut boire et/ou manger, il est autorisé de lui donner quelque chose. Les quantités seront minimes au début, mais le fait de faire boire la personne ou de lui donner à manger ne changera pas grand chose pour des soins de longue durée surtout que les "secouristes" seront toujours à proximité pour prendre les signes vitaux (feuille de suivi) et réagir en cas de problème (PLS).
En région éloignée (plus d'une heure de l'hôpital le plus proche), cela peut être long avant que les secours n'arrivent.

En ville, là où les secours sont rapides à arriver, je ne pense pas que donner à boire ou à manger soit une bonne idée. Il n'y a pas de soins de patient à long terme par les "secouristes".

Sources : Cours Sirius (Canada)


Bonne journée

Baptiste
La vie est étrange parfois, on ne veut pas partir loin de ceux que l'on aime mais on ne veux pas non plus revenir en laissant ceux que l'on a appris à aimer...   Moi

06 juillet 2011 à 15:02:37
Réponse #2

Baptiste



Je vais supputer mais n'est ce pas aussi une mesure de précaution au cas oú il faille opérer la victime en urgence.

D'autre part donner de l'eau à une victime consciente : OK mais vous dit qu'elle va le rester ? Et s'il y  'impossibilité de la mettre en pls et qu'elle s'est enfilée un demi litre de flotte?

Bonjour,

Si tu donnes à boire, ce sera toujours en très petites quantités au début, puis, si tu vois qu'il n'y a pas de problème, tu peux augmenter légèrement et graduellement.


Baptiste
La vie est étrange parfois, on ne veut pas partir loin de ceux que l'on aime mais on ne veux pas non plus revenir en laissant ceux que l'on a appris à aimer...   Moi

06 juillet 2011 à 15:16:55
Réponse #3

CryptoPanda


On ne peux pas donner une réponse unique à cette question!
Victime... Soit! Mais de quoi?
Si c'est d'un coup de chaleur ou de deshydratation... plutôt oui!
Si c'est d'un traumatisme abdominal ou crânien... plutôt non!

En fait, on doit déjà différencier les risques...
S'il y'a un risque que l'intégrité du tube digestif soit compromise, le contenu pouvant se répendre dans le péritoine... donc péritonite à venir...
Si trouble de la conscience, le risque est l'inhalation bronchique (fausse route) avec un risque immédiat de "noyade", et un risque secondaire d'infection pulmonaire...

Maintenir une victime à jeun a principalement un intérêt lorsque une anesthésie est nécéssaire... Mais dans l'urgence on considère tout patient comme ayant potentielement un estomac plein...

Sujet complexe en somme...

06 juillet 2011 à 15:21:58
Réponse #4

Woodrunner


J'aime beaucoup le raisonnement de Baptiste et de Crypto panda.
Je pense qu'il faut différencier les cas. Tout est situatif!

Si le blessé n' a pas de blessure à l' abdomen et qu' il ne sera pas sur une table dans les prochaines heures ( éloignement, difficulté d' évacuation...) je n' hésiterais personnellement pas à le réconforter avec un peu d' eau, de thé ou de la nourriture.
Mais avant ça il faut bien analyser les conditions de l' accident, le patient, et l' environnement ainsi que le déroulement probable de la suite des événements.
Every citizen should be a soldier. This was the case with the Greeks and Romans, and must be that of every free state.
Thomas Jefferson
3rd president of US (1743 - 1826)

WOLWERINES!!!!!!!


"Une pomme par jour éloigne le médecin… pourvu que l'on vise bien."    

Winston Churchill

06 juillet 2011 à 15:28:30
Réponse #5

Chris-C


Woodrunner donne une bonne synthése je trouve.

victime veut boire---- pas de blessures détectées à l'abdomen---Ok



Par contre j'éviterais les diurétiques (thé), pour éviter d'avoir une victime qui a besoin d'uriner trop souvent, suivant le trauma ça peut vite être pénible à gérer pour tout le monde....

Du coup en nourriture bien choisir aussi   :honte:

06 juillet 2011 à 15:43:53
Réponse #6

Paintedhorse


Woodrunner donne une bonne synthése je trouve.

victime veut boire---- pas de blessures détectées à l'abdomen---Ok


Ne devrait on pas préciser , "victime assise, pas de blessures détectées à l'abdomen et aucun trauma cranien ou risque pour les cervicales"?
Si elle est couchée, il y a risque de fausse route.
Cervicales, il y a risque de fracture.
AMHA

A+

06 juillet 2011 à 15:53:36
Réponse #7

Chris-C


Tu as  raison, j'ai un peu était radical dans le raccourci...... encore  :-\

Le truc c'est que j'attend vraiment des infos sur à partir de quand une victime se soucis de son hydratation.
Par exemple là tu dis, trauma cranien, cervicales touchées, je me dis que l'on passe dans une categorie déjà bien grave et je me demande
si dans ce cas là on demande à boire....


06 juillet 2011 à 15:58:27
Réponse #8

CryptoPanda


J'éviterai d'hydrater par voie orale une victime de trauma axial (tête, thorax,abdomen) et évidement de trouble de la conscience*...
Les traumatismes périphériques sont exceptionnelement des urgences, donc je plussois pour une hydratation légère et fractionnée.

*: si pas de trauma crânien penser qu'un trouble de la conscience peut être lié à une hypoglycémie, un coup de chaleur... Si il vous parle et peut avaler sa salive... Tenter le "resucrage" ou l'hydratation selon le cas...

Mais le casse croute est amha à éviter...


06 juillet 2011 à 16:01:15
Réponse #9

Paintedhorse



Le truc c'est que j'attend vraiment des infos sur à partir de quand une victime se soucis de son hydratation.
Par exemple là tu dis, trauma cranien, cervicales touchées, je me dis que l'on passe dans une categorie déjà bien grave et je me demande
si dans ce cas là on demande à boire....



Juste!
Le problème de la soif, c'est que cela devient une fixation.
Personnellement, en montagne, en temps normal, je me déshydrate beaucoup, aussi je me dis que d'autre doivent être dans le cas.
A mon avis, si elle est consciente, il y a de forte chances qu'elle demande à boire.
A+

06 juillet 2011 à 16:33:31
Réponse #10

Brice


Je pense qu'on pourrait distinguer plusieurs cas :
Si la victime est clairement en déshydratation ou en hyperthermie ça me parait évident de donner à boire.

Sinon je vois pas pourquoi je prendrais le risque vu que lui donner à boire ne me parait pas comme une urgence.
Je me conforme uniquement à ce que j'ai appris. Maintenant si on démontre clairement le contraire ou si un médecin ou formateur secouriste s'engage à nous expliquer le contraire je veux bien.

Si on est coincé longtemps ça devient différent. L'hydratation redevient une priorité.

Bref, évaluer risque/bénéfice.
C'est que mon avis qui vaut rien à part alimenter la réflexion.


I vo mé savé k'davé

06 juillet 2011 à 17:01:15
Réponse #11

aquinatis


Tout a été dit ci-dessus: le risque de donner à boire, c'est principalement celui de la possible chirurgie derrière, et des problèmes que cela pose à l'anesthésiste d'intuber sur un estomac plein. Ceci dit en cas de vraie urgence, les gars ne se posent pas de question et intubent quand même. C'est un peu plus risqué, c'est tout.
Après si les secours sont attendus rapidement, on peut attendre. Dans le cas contraire ça devient un peu plus difficile, mais en même temps ce n'est pas vraiment un risque.

06 juillet 2011 à 17:17:58
Réponse #12

gglt


Salut,

Baptiste cite le cours Sirius sur le secours en région éloignée. C'est aussi un élément à prendre en compte. Si les secours médicalisés ne peuvent prendre en charge la victime qu'au bout de quelques jours, peut-on décemment la laisser s'assécher ? Ne pas oublier la règle des 3.

En spéléo-secours, les équipes d'assistance-victime (ASV) emportent systématiquement de quoi donner une boisson chaude et sucrée à la victime. Si cette dernière n'est pas en mesure de se redresser pour boire dans un gobelet, alors on y met une paille ou on y fixe un de ces couvercles qui servent à apprendre bébé à boire comme les grands sans en mettre partout. En fait, les kits ASV contiennent aussi des soupes et de la nourriture lyo.

@+
Guigui
Il n'y a qu'une seule manière de le savoir : il faut essayer.

06 juillet 2011 à 17:32:54
Réponse #13

fry


Salut,

Beaucoup de choses justes, mais quelques détails:

S'il y'a un risque que l'intégrité du tube digestif soit compromise, le contenu pouvant se répendre dans le péritoine... donc péritonite à venir...

Si l'intégrité du tube digestif est compromise comme tu le dis ( rupture d'organes creux ) que la personne soit à jeun ou pas, il y aura toujours des sécrétions et - pour ce qui est de l'intestin - des matières fécales qui feront irruption dans le milieu stérile qu'est le péritoine, mêmes en petite quantité, ça finira donc systématiquement en péritonite a plus ou moins longue échéance, qu'on se le dise c'est une catastrophe, en particulier les péritonites stercorales issues des dites matières fécales pas particulièrement dénuées de germes. Dans ce cas, on ne donne effectivement rien a boire ou manger mais pour que la patiente soit à jeun et puisse être opérée à moindre risque, pas pour éviter que la nourriture se retrouve dans le ventre. Le mal est déjà fait et on a même pas besoin de la nourriture pour ça.

Pour la personne inconsciente effectivement, j'espère que tout le monde aura le bon sens suffisant pour ne pas lui mettre un goulot de bouteille dans la bouche.

Citer
Si c'est d'un coup de chaleur ou de deshydratation... plutôt oui!
Si c'est d'un traumatisme abdominal ou crânien... plutôt non!

C'est un peu ça oui. Si la personne va nécessiter des soins d'urgences et une anesthésie, ou à défaut une chirurgie qui va donc nécessiter une anesthésie, il faudra la garder à jeun. Ce qui est souvent fait à l’hôpital dans ce cas là, c'est de placer des compresses mouillées dans la bouche du patient pour l'humecter un peu et lui éviter l'inconfort d'une bouche très sèche ( ça rejoint le post de Lambda ).

A partir de là le problème n'est plus à petite VS grandes gorgées, ou encore un biscuit VS un sandwich, là on est dans la situation: la victime est-elle à jeun ou pas ? C'est la loi du tout ou rien. D'où l'utilité de moins se poser la question sur la manière d'hydrater ou nourrir, que celle d'hydrater / nourrir ou pas.

Après tout est à adapter aux situations extrêmes. Si vous êtes perdu dans un environnement très isolé et que ça peu durer plusieurs jours, il n'y a pas plus radical pour plier un blessé en état de stress et qui peut éventuellement perdre du sang, que de ne pas l'hydrater. Mais je pense que ce genre de parenthèse représente un pourcentage de situation infiniment moins fréquent que celle de la petite randonnée ou du trek un peu plus costaud qui se finit mal, mais toujours à proximité de secours ( si besoin héliportés ) rapides, comme c'est très souvent le cas. Une personne avec une fracture ouverte ne sera pas mise en péril parce qu'on ne lui aura pas donné à boire pendant 2 heures, même si elle le demande en gémissant et avec insistance, et même si ça crève le cœur de devoir lui refuser.

Enfin pour finir avec quelques cas concrets qui pourront mieux évoquer le problème à certains:

Citer
Je comprends aisément que donner à boire à une personne blessée à l'abdomen ou même au thorax est dangereux.
Mais quid des autres cas dès l'instant où elle est protégée?
Si elle est consciente et le demande, quels sont les risques?

Une personne qui a reçu un très gros choc à la tête avec perte de connaissance initiale, puis qui revient à elle, elle a très mal mais ouf ça va beaucoup mieux, le petit saignement éventuel a été jugulé par pansement compressif, une petit suture ne nécessite pas d'être à jeun, et puis elle a vraiment très soif et / ou faim, et comme tu dis, elle est consciente. Tu lui donnes donc à boire et / ou manger en toute bonne foi. Vingt minute après tu la trouves un peu ralenti, puis franchement somnolente, en moins d'une demi-heure elle ne te répond plus. Te voilà avec une victime inconsciente, l'estomac bien plein. Si elle n'a pas vomi et inhalé d'elle-même avant l'arrivée des secours ( rappel de l’intérêt de la PLS ), elle a encore des chances de le faire lors de l'intubation par l'équipe médicalisée ( pour m'être fait vomir dessus lors de l'exposition au laryngoscope quelques fois, je témoigne de l'inconfort  ).

Citer
Est ce aussi interdit de donner de petites gorgées?

Comme dit au dessus, c'est un faux problème. C'est la loi du tout ou rien, si tu lui as fait boire deux verres d'eau par petite gorgées, la personne n'est plus à jeun.

Bien sûr dans une telle situation il reste une solution ultime qui résoudra bien des soucis:

=> Allo le 15
=> " oui bonjour, j'ai un gros problème, mon ami à ceci et cela, que dois-je faire ? Est-ce que je peux lui donner à boire ou à manger ? "

Vous aurez une réponse fiable en quelques secondes.

06 juillet 2011 à 18:52:40
Réponse #14

CryptoPanda


(Presque) tafdak avec Fry.

La loi du tout ou rien a ses limites... C'est comme les consensus généraux, une exception se produit dès la signature du document (Loi de Murphy ;)).
Dixit mon anesthésite-réanimateur préféré: "Un fond de verre de liquide clair (il est incapable de dire simplement "un peu d'eau"), une heure avant l'intubation et le geste chirurgical est toléré, il sera très rapidement absorbé"... (je re-dis: pas dans les cas de trouble de la vigilance ou trauma "axial").
Je prends pour exemple les conditions "optimales":
_ patient hospitalisé la veille de l'intervention programmée, à jeun à minuit (6h mini avant le bloc)...
_ MAIS un petit comprimé dit de "prémédication" (atarax par exemple) à prendre 1h avant le bloc... ben, on le fait prendre avec un peu d'eau!

Et les compresses imbibées d'eau, on les fait plutôt téter entre les lèvres... on les mets pas trop dans la bouche...au rique d'avoir à gérer un autre problême plus urgent... l'asphyxie par corps étranger...

Je cherche pas la polémique :), je me lance juste dans les sévices sexuels sur diptère... Mais c'est l'été, et j'en suis envahi >:(...



07 juillet 2011 à 01:09:50
Réponse #15

fry



Je cherche pas la polémique :), je me lance juste dans les sévices sexuels sur diptère...



J'aime beaucoup  ;D

Non mais sérieusement, je ne suis pas contre, c'est juste que le message au grand public est toujours faussé si on parle des petits détails, du coup moi quand on me pose la question je répond systématiquement " soit vous donnez, soit vous donnez pas ", comme ça tout le monde à les idées claires, et le message passage.

07 juillet 2011 à 16:43:24
Réponse #16

Chris-C


Il est clair qu'il est interessant d'explorer en détail certaines cavités du diptère, on est sur un forum qui se veut précis et fiable.
Mais il est important aussi de laisser certaines infos suffisament simplifier (en gras c'est bien) car on est pas tous professionnel en 1er secours et ce qui restera dans le feu de l'action ça sera surement pas de doser précisément la quantité d'eau à la seringue....

Comme je vois qu'il y a pas mal de monde qui touche en matière d'urgence et 1er secours j'ouvre un fil sur le pourquoi être à jeun avant le bloc......
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,49565.new.html#new
 

07 juillet 2011 à 18:32:43
Réponse #17

CryptoPanda


Effectivement le diable se dissimule toujours dans les détails... Je glisse donc sur l'autre post...

Mon soucis: donner des infos générales, engendre des réponses sur des cas particuliers... Je propose donc que dans un premier temps on explique quitte à approfondir et explorer ces cas  spécifiques et que les "esprits de bonne volonté" se fendent d'une synthèse finale avec les lignes directrices à garder en tête "à chaud"... Qu'en pensez-vous???
« Modifié: 07 juillet 2011 à 22:03:18 par CryptoPanda »

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

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